samedi 23 avril 2016

Animation du 20 mars 2016 en forêt de Cerisy/50

 A la découverte des oiseaux forestiers


Cette animation était organisée dans le cadre de la journée mondiale de la forêt. Elle a accueilli un grand nombre de participants qui, ironie de l'histoire, étaient plus nombreux que les oiseaux.
Cette matinée était frisquette et un vent fort désagréable avait dissuadé ces derniers  de toute manifestation.
Le mois de mars marque la nette reprise des chants des passereaux et aussi l'arrivée des migrateurs. La météo peu favorable a rendu les oiseaux très discrets.

Heureusement, l'apport de nouvelles technologies comme smartphones et tablettes a permis aux participants de visualiser les quelques oiseaux entendus le  long du chemin forestier de la Boulaie qui traverse le Bois l'Abbé.
Quelques oiseaux principalement forestiers ont été observés comme la sittelle torchepot, le roitelet huppé et le pic mar. Les hôtes plus prestigieux de la forêt comme le pic noir, l'autour des palombes ou la mésange huppée ne se sont pas montrés mais ont été évoqués par les trois animateurs de cette matinée : Alain, Bernard et Philippe. Deux espèces très  discrètes ont aussi été observés : le roitelet à triple-bandeau, oiseau migrateur, un peu plus volumineux que le roitelet huppé et aussi le bouvreuil pivoine, espèce figurant sur la liste rouge des espèces normandes. Quelques grives mauvis, espèce hivernante, ont été notées dans les frondaisons mais leur départ vers le nord de l'Europe est imminent : elles vont disparaître totalement du paysage normand.


Voici la liste des 21 espèces observées : accenteur mouchet, bouvreuil pivoine, corneille noire, étourneau sansonnet, grive draine, grimpereau des jardins, grive mauvis, mésange à longue queue, mésange bleue, mésange charbonnière, merle noir, pic mar, pigeon ramier, pinson des arbres, pouillot véloce,  roitelet à triple-bandeau, roitelet huppé, rougegorge familier, sittelle torchepot, troglodyte mignon.

A l'aide de sa tablette, Alain visualise les espèces et fait entendre les chants.

Prochaine animation

LA MEAUFFE

Les oiseaux d'une friche industrielle

8 mai 2016

RV : 10h00

La Germainerie sur la D 88

Réservation conseillée  : 06 89 56 85 74

mardi 1 mars 2016

 

Animation du 31 janvier 2016 à Saint-Pierre de Semilly


Pic épeiche mâle
Cette animation organisée dans le cadre de la journée mondiale des zones humides n'a pas bénéficié de conditions météorologiques favorables.Vent et pluie n'ont cependant pas découragé les 15 participants présents sur la place du village au départ de cette sortie.

Le site de Saint-Pierre de Semilly est constitué de deux étangs qui étaient autrefois utilisés pour la pêche par les occupants du château proche. Ces deux plans d'eau sont environnés par des bois riches en vieux arbres, de belles futaies de hêtres, de chênes et de chataîgners et aussi  de vénérables platanes. Un chemin longe les rives des deux étangs et permet la promenade. Ce site est peu entretenu :  les étangs s'envasent et n'ont plus une profondeur suffisante pour  attirer certains oiseaux plongeurs comme les grèbes ou les fuligules.

Accenteur mouchet
Le petit groupe démarre après une courte présentation du GONm et de la journée mondiale des zones humides. Des passereaux sont les premiers oiseaux observés, détectés au chant ou à la vue. L'accenteur mouchet, petit oiseau grisâtre au chant fluide et monotone, se fait entendre d'une haie. Son chant est un des premiers à retentir en janvier-février et il se fait remarquer dans les jardins par les poursuites de 2 ou 3 individus au-dessus des haies. Une mésange charbonnière traverse rapidement la place : elle fait entendre quelques cris de son riche répertoire. Ses manifestations sonores sont dignes d'un début de printemps. Il est vrai que les oiseaux sont assez déboussolés par la douceur de cet hiver trop doux. Le chant le plus manifeste entendu en descendant vers le premier étang est celui de la grive musicienne, saccadé, rythmé et très varié, émis d'un perchoir discret. La sittelle torchepot qui a la curieuse habitude de descendre les troncs la tête en bas est repérée par son cri mais impossible de la détecter.

Foulque macroule
Le groupe arrive au premier étang où sont repérées quatre espèces d'oiseaux d'eau liés aux zones humides, le grand cormoran, la foulque macroule, la poule d'eau et le canard colvert. Les grands cormorans sont au repos sur une grosse branche émergée. Leur immobilité permet de préciser les catégories d'âge ; là ce sont des immatures avec leur face avant claire. Le plumage des adultes sont entièrement sombres et les individus nicheurs portent une tâche blanche à la cuisse. Un de ces individus sera vu en fin d'animation. Il est vraisemblable que les cormorans utilisent le site comme dortoir. Ils disparaîtront bientôt pour rejoindre les sites de nidification. Les canards colverts sont perturbés par la circulation des promeneurs et des chiens. On peut voir jusqu'à une soixantaine d'individus quand le calme règne. Certains de ces canards peuvent avoir des plumages atypiques, fruits d'hybridation avec des oiseaux d'élevage. Les étangs accueillent quelques couples de foulques qui aiment leurs eaux calmes et peu profondes. Au printemps, ces oiseaux défendent leur territoire de façon spectaculaire et bruyante. Leurs nids sont  flottants et accrochés à quelque branche ou roseau.
Un peu plus loin dans le bois qui borde le deuxième étang, des mésanges à longue queue explorent en groupe des lichens. Reconnaissables à leur calotte noire et leur raie sommitale blanche, elles se déplacent en ronde pour visiter leur territoire d'alimentation. Le cri d'un pic épeiche, avec sa grosse tâche blanche sur l'aile, retentit haut dans les branches. Les pics sont de plus en plus actifs à cette période et il n'est pas rare de voir des poursuites de femelles d'une branche à l'autre. L'oiseau a  un caractère plutôt agressif.
Certains arbres ont des formes plutôt tordues qui attirent l'attention. Leurs branches s'enroulent sur
elles-mêmes. Renseignement pris, curieusement, certains troncs
s'enroulent,  soit à gauche, soit à droite en fonction de leur âge. Les arbres peuvent avoir ici des formes étranges : la nature a repris ses droits et permet des fantaisies.
Après avoir observé les murailles de l'ancien château, le groupe redescend vers l'étang. Une bergeronnette des ruisseaux est perchée sur une branche émergente : elle hoche la queue régulièrement puis va se percher plus loin, de son vol très onduleux qui la distingue des autres espèces de bergeronnette. Elle niche souvent dans une cavité de constructions (moulins, ponts, écluses) ou dans un trou de berge ou entre deux racines d'arbre.
Bergeronnette des ruisseaux
La pluie s'accentue. Le retour au point de départ se fait rapidement : rouge-gorge familier et grimpereau des jardins sont alors entendus. Une mouette rieuse passe au loin. Elle peut s'arrêter sur l'étang pour se nourrir ou se reposer.
La balade se termine sous une pluie insistante. Cette météo n'a pas permis de voir un grand nombre d'espèces. Les hérons, héron cendré, aigrette garzette et grande aigrette, familier des lieux n'ont pu être observés (le héron cendré était présent avant l'animation). Malgré cela, 20 espèces ont été observées caractéristiques soit des zones humides, soit des zones boisées. La découverte d'un site intéressant avec ses étangs et ses vieux arbres remarquables a compensé ce déficit en oiseaux.

Merci à tous les participants pour leur curiosité et leur bonne humeur.

Photographies : Franck Letellier- Jacques Rivière- Martial Tancoigne- Philippe Gachet

Bien mouillés, il est temps de se rentrer!

Prochaine animation

Dimanche 20 mars 2016

CERISY LA FORET

Les oiseaux forestiers du Bois l'Abbé

Rendez-vous: 9h45 devant le Bar PMU à Cerisy la Forêt (départ immédiat) ou 10h00 sur le parking, aire de pique-nique de Bois l'Abbé sur la route du Molay-Littry, D 34.
Jumelles conseillées. Bonnes chaussures de marche suffisantes.

Contact : 06 89 56 85 74,  ph.gachet@orange.fr






lundi 30 novembre 2015

Animation à la maison des marais de Marchésieux

Cette animation s'est déroulée le 25 octobre 2015, dans le cadre de la Fête de la Citrouille, organisée par l'ADAME des marais, association partenaire du GONm.

Plus d'une vingtaine de personnes a participé à l'animation.  Les oiseaux ne se sont guère montrés et le plus souvent, c'est l'écoute des cris et de quelques rares chants qui a permis de les localiser dans la végétation encore abondante  des haies qui limitent le site.
Nous avons rencontré des espèces bocagères caractéristiques comme le rougegorge familier, le troglodyte mignon, le pinson des arbres et la mésange charbonnière et la mésange bleue. Le grimpereau des jardins est invisible mais on l'entend dans les chênes qui dominent la maison des marais. La mésange à longue queue circule en ronde le long des haies à la recherche de nourriture. Les oiseaux les plus actifs sont les étourneaux sansonnets qui chassent en vol quelques insectes . Le geai des chênes fait entendre son cri grinçant. Un épervier d'Europe passe en vol, vers le sud,  une femelle en migration visiblement, plus grosse que le mâle. La haie touffue à l'ouest de la prairie est riche d'oiseaux mais peu seront vus : le pouillot véloce sera entendu, chantant encore, ainsi que le bouvreuil pivoine. Une fauvette à tête noire oiseau migrateur est encore présente : elle traverse le pré de son vol bas et va se réfugier dans des buissons. Comme toutes les fauvettes, elle se montre peu et sort rarement du couvert végétal. Cette fauvette peut passer l'hiver en Normandie.
En sortant sur la petite route, le groupe observe les trous réalisés par le pic épeiche vraisemblablement, dans les arbres morts. Il est important de maintenir sur pied de vieux arbres ou des arbres morts. Les pics  y creuseront leurs cavités et y trouveront leur nourriture. Les cavités seront utilisées ultérieurement par les mésanges, les sittelles et ... les étourneaux.
La sortie se poursuit le long de la route et des prairies de fauche du marais. Des pipits farlouses, petits passereaux bruns aux fines rayures sur la poitrine et aux pattes roses, arpentent les prairies : cet oiseau se reproduit en petit nombre dans le marais mais là, nous avons plutôt affaire à des oiseaux nordiques qui viennent passer l'hiver en Normandie. En scrutant l'espace assez vaste autour de nous, il faut un certain temps pour découvrir un héron cendré au repos dans une petite cuvette.
L'animation se termine à ce moment parce qu'il commence à faire faim. Finalement, 22 espèces ont pu être notées.
Merci à tous les participants pour leur écoute et leur curiosité.


Liste des espèces observées
bouvreuil pivoine, buse variable, corneille noire, épervier d'Europe, étourneau sansonnet, fauvette à tête noire, geai des chênes, grimpereau des jardins, grive draine, héron cendré, merle noir, mésange à longue queue, mésange bleue, mésange charbonnière,  pic épeiche, pie bavarde,  pigeon ramier, pipit farlouse,  pinson des arbres, pouillot véloce, rougegorge familier, troglodyte mignon.

Animations 2016

31 janvier 2016 

Saint-Pierre de Semilly/50

Journée internationale des zones humides
Les oiseaux des étangs de Saint-Pierre
RV 10h00 sur le parking de la Mairie, au centre du bourg.

20 mars 2016

Cerisy la Forêt/50

Journée mondiale de la forêt
Les oiseaux de la forêt domaniale en hiver
RV : 10 h00 parking du Bois l'Abbé, route du Molay Littry D34 
 9h45 place principale de Cerisy la Forêt, devant le PMU. 

8 mai 2016

La Meauffe/50

Les oiseaux nicheurs d'un ancien site industriel

RV :  10h00 Entrée du site après la Germainerie, route d'Airel (barrière à gauche). 
Itinéraire : sur la route de Carentan, venant de Saint-Lô, avant d'entrer dans Pont-Hébert, prendre la D54 à droite, direction La Meauffe. Traverser le bourg et suivre  la D54 jusqu'à une intersection. Prendre à gauche la D88, direction Airel.

17 septembre 2016

Saint-Lô/50

Journées européennes du patrimoine

Les oiseaux du haras de Saint-Lô

RV : 9h00 Entrée Est du Haras, rue de la Goubedière.




lundi 21 septembre 2015


Journées européennes du patrimoine : 

Animation du 19 septembre 2015 à La Chapelle sur Vire

Rougegorge familier  ( Franck Letellier)
 Cette animation est organisée par le GONm dans le cadre des journées du patrimoine sur le thème  : "Patrimoine naturel, patrimoine culturel". L'objectif est  d'observer un certain nombre d'espèces communes qui constituent une partie du patrimoine sauvage de la Normandie.

Une brume tenace est installée dans la vallée, sur le site de la Chapelle sur Vire qui était  autrefois un lieu de pélerinage.  Heureusement, le soleil  dissipera assez rapidement ce voile nuageux et permettra aux 11 participants d'observer dans de bonnes conditions.

A la sortie du village, une quinzaine d'hirondelles de cheminée chassent au-dessus de nous. Des adultes nourrissent en vol des jeunes. Les hirondelles quittent notre  région au mois de septembre mais certaines ont à peine fini d'élever leurs jeunes.

Grimpereau des jardins ( Franck Letellier)
Le groupe emprunte le chemin de halage  qui suit la rivière et une zone bocagère bien boisée: une bergeronnette des ruisseaux est observée furtivement sur la rive caillouteuse de la Vire : c'est un hôte habituel de la rivière, vu le plus souvent près des constructions humaines, ponts, moulins et barrages.

Le rougegorge familier se fait entendre, dissimulé dans les feuillages : plusieurs chanteurs seront entendus pendant la sortie. Le rougegorge est un oiseau très territorial qui utilise son chant pratiquement toute l'année pour marquer son territoire de reproduction ou d'alimentation. Une mésange charbonnière crie un peu plus loin.

D' un chêne qui résiste sur une prairie, provient  le cri du grimpereau des jardins. Malheureusement, le feuillage encore dense  ne permettra pas de le distinguer, grimpant le long du tronc. Une buse variable est repérée sur une branche basse d'un chêne. La buse chasse souvent à l'affût et guette les rongeurs de la prairie.

La falaise où niche le faucon pélerin
Le troglodyte mignon est  furtif dans la haie et se laisse à peine voir. Dans la peupleraie, circulent la mésange bleue et le pouillot véloce à la recherche de petites proies sur les feuilles . Le pic épeiche émet son cri sec.


Juste avant d'arriver sur le site de la carrière, la végétation le long du chemin est abondante, végétation des rives avec saules et aulnes, végétation des zones à l'abandon, fourrés et buissons et haies touffues. Les oiseaux y sont à l'abri et y trouvent une nourriture abondante. Le merle noir  discret passe d'une haie à l'autre : la mue est à peine terminée. L'accenteur mouchet et la fauvette à tête noire sont les hôtes de  ces secteurs denses : la fauvette chante mais à un très faible niveau. Elle aussi traversera brièvement devant nous.


La mare de la carrière

La falaise de la carrière de la Roque est imposante. Cette carrière  n'est plus exploitée depuis dix ans. Le carrier est contraint par la loi à une remise en état le site en fin d'exploitation. Une mare a été creusée, les zones dénudées ont été maintenues et le développement des plantes invasives est limité (saules et buddléias) pour éviter que le milieu ne se ferme. Ces mesures visent à favoriser la vie sauvage (orchidées, papillons, criquets, etc). Le site est classé en ZNIEFF : zone naturelle d'intérêt écologique, floristique et faunistique. A ce jour, plus de 45 espèces ont été observées en deux ans.

Le faucon pélerin est rapidement repéré dans la falaise mais il s'envole rapidement et s'éloigne. Un couple a
Le faucon pélerin dans sa falaise ( Franck Letellier)
niché ces deux dernières années, donnant naissance à deux jeunes la première année puis trois jeunes la deuxième année à l'envol. Il n'est pas le seul occupant du site puisque de nombreuses espèces ont été observées ici, dont le pic noir et la cigogne noire. 5 à 7 couples de faucon pélerin nichent dans la Manche : c'est le dixième de la population normande. Pas mal pour cette espèce qui avait disparu de Normandie dans les années 1960-1970.

Le groupe poursuit son chemin vers un autre front de taille plus réduit. Dans les saules, des roitelets huppés chassent bruyamment : ils sont plus familiers des conifères. Il y en a en effet quelques uns  à une dizaine de mètres .
Roitelet huppé ( Franck Letellier)
Pinson des arbres,  mésange nonnette et fauvette à tête noire sont présents par leurs cris dans ce secteur très boisé du bord de Vire. Deux rapaces passent au-dessus de la carrière : d'abord, l'épervier d'Europe  dont on remarque le dessous rayé et les ailes relativement larges. Un peu plus loin, c'est un faucon crécerelle qui est noté en vol et houspillé par des corneilles noires. Cette espèce se reproduit dans la carrière (4 jeunes à l'envol cette année) et chasse sur les grandes parcelles de prairie et de cultures situées sur le plateau. Ces deux espèces ont des régimes alimentaires différents : l'épervier est  comme le faucon pélerin un chasseur d'oiseaux alors que le crécerelle apprécie surtout les rongeurs et les insectes.

Le petit groupe fait demi-tour  et repasse devant la carrière. Le faucon pélerin est bien visible maintenant, perché sur un arbre mort qui domine la carrière : il  laisse admirer ses moustaches noires et son plumage anthracite.

Sur le chemin du retour, une dizaine de mésanges à longue queue traversent devant nous pour explorer un chêne, formant ainsi une de ces rondes qui seront observées tout l'hiver. Le collectif est gage de sécurité et de coopération dans la recherche de nourriture.

Claude donne la liste des espèces observées.
C'est la fin du circuit. Les hirondelles continuent à survoler le bourg. 25 espèces ont pu être observées : ce qui constitue un score honorable à cette période. La diversité des milieux traversés  a permis de rencontrer des espèces liées à la rivière comme le bergeronnette des ruisseaux et la poule d'eau, des espèces forestières comme le pic épeiche et la mésange nonnette et des rapaces liés à la carrière , le faucon pélerin et le faucon crécerelle.

L'animation se termine par la distribution de quelques documents édités par le GONm  mais aussi par un échange d'adresses qui permettra de maintenir le contact entre participants et animateurs.

Photographies : Franck Letellier et Philippe Gachet


Un grand merci à tous les participants toujours attentifs et curieux. 

 Appel à tous les participants.

Si vous désirez être informés personnellement des prochaines sorties, merci de nous envoyer un petit message à l'adresse suivante ph.gachet@orange.fr.

Si vous avez pris des photographies qui pourraient s'insérer dans cette page, n'hésitez pas à nous les faire parvenir.

 

Prochaine animation 

25 octobre 2015

11h00

MARCHESIEUX "Maison des marais" 

Entre bocage et marais

oiseaux de la maison des marais et de son environnement

Bottes et jumelles conseillées. Durée : 1h30

 

Une sortie d'initiation à l'observation des oiseaux sera proposée  aux nouveaux et "futurs" adhérents du secteur de Saint-Lô dans les prochaines semaines (en novembre, sûrement).

Cette animation sera annoncée sur ce blog et sur le calendrier du site du GONm (http://www.gonm.org). A bientôt!

 



lundi 13 juillet 2015

Nouveau refuge à Saint-Ebremond de Bonfossé

Le GONm a signé une convention de refuge avec l'association des pêcheurs saint-lois pour le site de l'Etang l'Evêque

Un des bassins asséchés
Des visiteurs attentifs venus de loin pour certaines.
L'AAPPMM, société des pêcheurs saint-lois, possède  7 hectares d'étangs à Saint-Ebremond de Bonfossé, au sud de Saint-Lô.
Ce site de l'Etang l'Evêque est ancien puisqu'il appartenait autrefois à l'évêché de Coutances. Alimenté par plusieurs ruisseaux, il est constitué d'un étang principal et de quelques bassins plus modestes. Ces derniers étaient utilisés, il y a quelques années, pour la production de poissons de pêche. Les plans d'eau sont environnés par un bel espace reboisé au fil des années par l'association. Les berges présentent une végétation fournie, très attractive pour la faune sauvage. Les rives vaseuses libérées par la faible niveau de l'eau permettent la pose des limicoles migrateurs.
Aucune activité de pêche n'est pratiquée aujourd'hui et le lieu est interdit au public.
Le président de l'association souhaite que ce site devienne un espace de tranquillité pour la vie sauvage, à l'abri des perturbations "humaines" . D'où l'idée d' un refuge GONm!

Suite à la signature de la convention, une visite a été organisée le 11 juillet. Invités, quelques adhérents du GONm ont rencontré M. Jacqueline, président de l'AAPPMM qui était accompagné de Jean Collette, administrateur du GONm. La visite guidée a permis de mieux cerner l'évolution du site et les difficultés rencontrés pour l'entretenir. L'entretien est effectué par un petit nombre de bénévoles et au fil des années, il devient difficile de contenir la végétation et de maintenir les niveaux d'eau dans l'étang principal qui s'envase considérablement.

Le relevé effectué pendant cette visite a permis de constater la richesse des lieux. 29 espèces ont été observées : 5 d'entre elles figurent sur la liste des espèces menacées : bouvreuil pivoine, gobemouche gris, mésange nonnette, grèbe castagneux et chevalier culblanc. Nul doute que Franck Letellier, référent du refuge, complètera rapidement la liste ... L'environnement humide et boisé est en effet potentiellement riche en découvertes.

Merci à tous les participants qui venaient de loin pour certaines  et à Monsieur Jacqueline pour son accueil passionné.
Foulques macroules bien tranquilles

Ci-dessous le relévé effectué au cours de la visite. 

Monsieur Jacqueline présente l'Etang l'Evêque.
Crédits photographiques : Jean Collette, Philippe Gachet

lundi 22 juin 2015

Un site  à Saint-Lô : la Promenade des Ports


La promenade des Ports est située en bord de Vire, au nord-ouest de la ville, à la limite de Saint-Lô et d'Agneaux. La rue longe, sur sa droite, la Vire et ses berges boisées et, sur sa gauche, une zone d'activité limitée par la voie ferrée. Cette zone industrielle et artisanale est en réaménagement et va se transformer peu à peu en zone de loisirs. On y trouve encore quelques entrepôts, des bâtiments artisanaux, quelques bureaux, un abattoir désaffecté et en fin de parcours la station d'épuration... Autour de certains des bâtiments, il y a de grands espaces de stationnement gagnés par la friche.

Un complexe cinématographique, un bowling et une salle de gym montrent bien l'évolution orientée "loisirs" de ce secteur urbain  peu accessible aux poids lourds. La rue, en cul de sac, se prolonge par le chemin de halage qui permet de se retrouver dans un paysage plus champêtre et verdoyant. 

A droite, entrepôt du rougequeue,  voie ferrée pour linotte et bowling


Peu attrayant au premier abord, ce  parcours est suivi dans le cadre de l'enquête  "Tendances" qui effectue le suivi des oiseaux communs de Normandie. Il approche, en 30 mn et sur 1km, des milieux si différents qu'on y rencontre une bonne diversité d'espèces.
 Au cours des 6 premières sessions , 48 espèces ont été observées avec une moyenne située entre 24 et 25 .  A titre d'exemple, une animation menée en mai 2015 sur une grande partie de cette rue, a permis de  recenser 37 espèces  en 2h00.

Le rouge-queue noir niche dans les cavités des agglos d'un entrepôt, comme la mésange bleue, le troglodyte mignon et le moineau. La linotte mélodieuse et le chardonneret profitent des adventices qui prospèrent sur les espaces dégagés en friche et sur le ballast de la voie de chemin de fer : l'hypolaïs polyglotte se faufile dans les buddléias de plus en plus envahissants et les ombellifères. La bergeronnette grise ou Yarrell chasse sur ces lieux délaissés.
Haie de thuyas du roitelet huppé et du serin cini
Une haie de thuyas dissimulant des bâtiments de bureau et l'ancien abattoir accueille serin cini, verdier d'Europe et roitelet huppé. De la rue, on peut observer les oiseaux de la rivière , bergeronnette des ruisseaux, martin-pêcheur d'Europe, poule d'eau mais aussi chevalier culblanc et guignette. En rive gauche de la Vire, le végétation est très dense, envahie à certains endroits par la renouée et le buddléia : la fauvette des jardins y est présente comme le gobemouche gris et le bouvreuil pivoine. Au passage, on entend les oiseaux forestiers du bois sur la rive droite : pics, grimpereaux , fauvettes à tête noire et mésanges. A la fin du parcours, la station d'épuration est le domaine, en hiver, des mouettes rieuses et de quelques goélands argentés ou cendrés. Le pipit farlouse occupe la prairie humide qui clôt ce parcours. Les rapaces sont aussi observés régulièrement, buse variable, faucon crécerelle, épervier d'Europe et faucon hobereau sans compter les oiseaux des zones humides comme le grand cormoran, l'aigrette garzette et le héron cendré.

Station d'épuration pour laridés et bergeronnettes.

Ce secteur péri-urbain   a connu une assez forte activité humaine ; celle-ci déclinant, les oiseaux se sont peu à peu réappropriés l'espace et y ont trouvé leur source de nourriture et des sites de nidification. 

Surtout parcouru par  promeneurs, joggeurs et cyclistes ... et  camions qui vont s'approvisionner aux entrepôts frigorifiques qui jouxtent la station d'épuration, ce site va certainement évoluer dans les années à venir.Il sera intéressant de mesurer l'impact de ces transformations sur l'avifaune.





La végétation  des rives de la Vire est abondante,  constituée en partie d'espèces invasives ou cultivées, renouée du Japon, weigelia, seringat, buddléias, mais aussi de plantes  plus locales, ronce, aubépine, sureau, frêne, charme, chêne et érable.
Les toits de l'abattoir désaffecté sont un perchoir pour bergeronnette grise, bergeronnette des ruisseaux, linotte mélodieuse, rougequeue noir, serin cini, corneille noire et goéland argenté.


mardi 19 mai 2015

Animation du 10 mai 2015 à Saint-Lô


L'animation, proposée dans le cadre de la Journée mondiale des espèces menacées,  part de la rue Valvire à Saint-Lô ; elle  accueille  26 personnes. La météo est  calme et plutôt agréable.


Cette sortie péri-urbaine a pour objectif, en traversant des milieux variés de présenter une certaine diversité d'espèces, considérées pour certaines comme menacées à l'échelle régionale ou nationale.

C'est là que les bergeronnettes des ruisseaux chassent.
Le groupe s'arrête rapidement au  bord de la Vire. Un couple de canard colvert est installé sur un ilôt très précaire du déversoir. Une première bergeronnette des ruisseaux arpente la rive opposée, à la chasse de quelque insecte volant. Reconnaissable à son ventre jaune et sa marque noire triangulaire  sur la gorge, elle est très liée aux cours d'eau et installe son nid dans les constructions de la rivière, ponts, écluses, moulins, etc... Une corneille noire est perchée sur un conifère de l'ilôt Mosselman face à nous. Un merle noir sautille en arpentant la pelouse à la recherche de vers. Il appartient à la famille des turdidés qui recherchent souvent leur nourriture au sol. (grive et  rougegorge, entre autres).

Le groupe poursuit son chemin vers la cheminée d'une ancienne papèterie. Le lieu est aménagé et boisé. Le premier coup de jumelles permet de repérer, dans le feuillage d'un érable,  un gobemouche gris, migrateur arrivé d'Afrique depuis quelques jours. Sa posture dressée et son bec très fin permettent de l'identifier Il moucheronne à partir de son perchoir :  souvent perché sur des branches basses des arbres, il peut chasser en toute discrétion.
Gobemouche gris

Des chants classiques des lieux boisés se font entendre, plus ou moins haut dans la végétation, troglodyte mignon, rouge-gorge familier, pinson des arbres et merle.

Le groupe traverse la Vire, après avoir observé à nouveau quelques bergeronnettes des ruisseaux sur la rive et une poule d'eau. En bordure de la voie ferrée, la vue est plus dégagée : des corvidés passent en vol. Les choucas qui nichent en ville effectuent leurs allers et retours entre le centre ville où il niche dans les cheminées et la campagne environnante où ils se nourrissent ou viennent chercher la nourriture pour les jeunes. Quelques martinets noirs commencent à tourner dans le ciel : de retour vers le 20 avril, ils s'installent en général assez haut dans les constructions : l'Institut d'Agneaux tout proche est un de leurs lieux de nidification. Un faucon crécerelle s'éloigne, il faut un certain temps pour l'identifier à coup sûr. Deux indices le permettent , le vol sur place Saint-Esprit et le dessus des ailes brun roux.

La promenade des ports entre zone industrielle et Vire.
Entre la voie ferrée et un entrepôt, sur un terrain dégagé quasiment en friche, un rougequeue noir mâle est observé, le bec bien chargé. Nous finissons par trouver la cavité où il niche, dans un mur d'un entrepôt, et nous pouvons alors observer les allers et venues du couple. Le rougequeue noir est un oiseau urbain plutôt méditerranéen à l'origine, relativement présent à Saint-Lô
Perchée sur un grillage, une linotte mélodieuse  laisse bien voir le rouge un peu pâlot  de sa poitrine. Granivore, consommatrice de petites graines des plantes adventices qui poussent là (mauvaises herbes),  elle est considérée comme menacée à l'échelon régionale. Elle est ici sur un terrain de prédilection, dégagé où elle peut trouver quelques graines au sol  ou cueillies dans la végétation .  Une tourterelle turque, oiseau très urbain  traverse la voie ferrée.

Roitelet huppé
Le petit groupe continue son parcours en empruntant la Promenade des Ports. Cette rue est, sur sa gauche, longée par des entrepôts, des équipements de loisirs et des bâtiments industriels, et, sur sa droite, par l'abondante végétation qui borde le chemin de halage. C'est dans un chêne sur la droite qu'il y a le plus d'activité, la mésange à longue queue, la mésange bleue sont  entendues comme le pinson et le chardonneret élégant. Mais c'est surtout le ballet d'un couple de roitelet huppé qui retient l'attention. Il est très occupé à nourrir des jeunes non volants ; le manège est incessant et très rapide. C'est curieux de le trouver là : le roitelet huppé est très lié aux conifères. En période hivernal, il est observé dans les thuyas de l'autre côté de la rue.

Bouvreuil pivoine mâle
En reprenant notre chemin, deux oiseaux au croupion blanc traverse la rue et plonge dans la végétation des rives. Un couple de bouvreuil pivoine, certainement. Le bouvreuil est une espèce menacée en Normandie, plusieurs raisons sont invoquées : la disparition des haies denses où il cache son nid mais aussi curieusement la prédation de l'épervier qui profite du manque de mobilité de l'oiseau.

La rive droite de la rivière est très boisée. D'où la présence du pic vert, de la buse variable et de la fauvette à tête noire. De la végétation dense de la rive provient le chant monotone de la fauvette des jardins : elle chante sous le couvert. Comme toutes les fauvettes, elle apparaît peu : son plumage brun clair lui permet de passer inaperçue. Les chants sont un peu plus entendus à ce moment de la balade : le pouillot véloce, la grive musicienne notamment. Autant le chant du pouillot est répétitif, autant celui de la grive musicienne est varié, musical et plein d'imitations. La présence du pic noir en forêt peut être détectée par les imitations qu'en fait la grive musicienne. C'est un véritable piège même pour les oreilles aguerries.

Chardonneret élégant
Au niveau de la station d'épuration, un moineau domestique fait résonner son cri peu mélodieux, il niche sous la toiture du bâtiment. Les bassins de la station accueille au printemps la bergeronnette des ruisseaux et la bergeronnette grise. En hiver, une cinquantaine de mouettes rieuses s'y repose. Le parcours se termine dans une prairie humide.Une hypolaïs polyglotte chante et circule dans une haie de noisetiers. Peu visible parmi les feuillages, ce  migrateur africain aux coloris tendant vers le jaune est une fauvette présente dans les milieux plutôt secs buissonnants. Elle a tendance à progresser vers le nord de la France.


Hypolaïs polyglotte
La sortie s'achève avec une liste de 36 espèces qui montre toute la diversité de l'avifaune du site, due à la diversité des milieux traversés. Trois espèces rencontrées font partie de la liste des espèces menacées ou alors en déficit, le chardonneret, la linotte mélodieuse et le bouvreuil pivoine. Consommatrices de graines,  elles trouvent ici facilement  leur nourriture mais aussi  insectes et larves pour leurs jeunes.

Nous tenons une  fois encore  à remercier les participants pour leur motivation et l'intérêt qu'ils portent à la nature et aux oiseaux.

Photos : Franck Letellier  et Philippe Gachet

Liste des espèces observées  : canard colvert, corbeau freux, choucas des tours, corneille noire, geai des chênes, fauvette à tête noire, fauvette des jardins, hypolaïs polyglotte, mésange bleue, mésange charbonnière, mésange à longue queue, grimpereau des jardins, troglodyte mignon, accenteur mouchet, étourneau sansonnet, grive musicienne, merle noir, rouge-gorge familier, rouge-queue noir, bouvreuil pivoine, chardonneret élégant, linotte mélodieuse, pinson des arbres, pigeon ramier,  tourterelle turque, buse variable, faucon crécerelle, pouillot véloce, gobemouche gris, bergeronnette des ruisseaux , bergeronnette grise, poule d'eau, moineau domestique, martinet noir, pic vert.
Discussion de fin d'animation
Les prochains rendez-vous

28 au 30 mai 2015
SAINT-LÔ 
 Salle Patounas Centre culturel
Exposition "Les rapaces de Normandie"

30 mai 2015 15h00
SAINT-LÔ
Auditorium de la médiathèque
Conférence d'Alain Chartier
"Les rapaces de Normandie"

6 juin 2015 10h00
MARCHESIEUX
Maison des marais
Animation et inauguration du refuge GONm