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lundi 13 juillet 2015

Nouveau refuge à Saint-Ebremond de Bonfossé

Le GONm a signé une convention de refuge avec l'association des pêcheurs saint-lois pour le site de l'Etang l'Evêque

Un des bassins asséchés
Des visiteurs attentifs venus de loin pour certaines.
L'AAPPMM, société des pêcheurs saint-lois, possède  7 hectares d'étangs à Saint-Ebremond de Bonfossé, au sud de Saint-Lô.
Ce site de l'Etang l'Evêque est ancien puisqu'il appartenait autrefois à l'évêché de Coutances. Alimenté par plusieurs ruisseaux, il est constitué d'un étang principal et de quelques bassins plus modestes. Ces derniers étaient utilisés, il y a quelques années, pour la production de poissons de pêche. Les plans d'eau sont environnés par un bel espace reboisé au fil des années par l'association. Les berges présentent une végétation fournie, très attractive pour la faune sauvage. Les rives vaseuses libérées par la faible niveau de l'eau permettent la pose des limicoles migrateurs.
Aucune activité de pêche n'est pratiquée aujourd'hui et le lieu est interdit au public.
Le président de l'association souhaite que ce site devienne un espace de tranquillité pour la vie sauvage, à l'abri des perturbations "humaines" . D'où l'idée d' un refuge GONm!

Suite à la signature de la convention, une visite a été organisée le 11 juillet. Invités, quelques adhérents du GONm ont rencontré M. Jacqueline, président de l'AAPPMM qui était accompagné de Jean Collette, administrateur du GONm. La visite guidée a permis de mieux cerner l'évolution du site et les difficultés rencontrés pour l'entretenir. L'entretien est effectué par un petit nombre de bénévoles et au fil des années, il devient difficile de contenir la végétation et de maintenir les niveaux d'eau dans l'étang principal qui s'envase considérablement.

Le relevé effectué pendant cette visite a permis de constater la richesse des lieux. 29 espèces ont été observées : 5 d'entre elles figurent sur la liste des espèces menacées : bouvreuil pivoine, gobemouche gris, mésange nonnette, grèbe castagneux et chevalier culblanc. Nul doute que Franck Letellier, référent du refuge, complètera rapidement la liste ... L'environnement humide et boisé est en effet potentiellement riche en découvertes.

Merci à tous les participants qui venaient de loin pour certaines  et à Monsieur Jacqueline pour son accueil passionné.
Foulques macroules bien tranquilles

Ci-dessous le relévé effectué au cours de la visite. 

Monsieur Jacqueline présente l'Etang l'Evêque.
Crédits photographiques : Jean Collette, Philippe Gachet

samedi 20 septembre 2014

Inauguration du refuge GONm de Soulles


Refuge 222

 

Jeudi 18 septembre, la convention de création du refuge du Pré de la Noë à Soulles a été signée suite à la démarche de notre collègue Claude Lebouteiller.

Cette parcelle de 36 ares est bien représentative d'un habitat en voie de disparition : entre les talus marquant les limites de rupture de pente au-delà desquelles le maïs est maitre de l'espace agricole, cette prairie humide rappelle que jusqu'à la révolution laitière qui a transformé (on disait "couché") les labours en pâturages, la Normandie n'avait de vert que les parcelles trop mouillées pour y faire passer la charrue! Et le toponyme "pré de la Noë" en est bien la preuve avec la référence aux sources des "noues" cachée sous son nom. La végétation est typique des vallons humides : menthe aquatique, véronique beccabunga, joncs sp., mais les haies sur talus des limites sont celles du bocage local. Claude et Philippe ont compté 20 essences différentes sur le pourtour. Paradoxalement, un seul vieux aulne est présent dans la liste. Les volumineux pieds de Ruscus fragon ("Petit houx") qui poussent dans les haies du remarquable chemin creux d'accès prouvent l'ancienneté du maillage local. Chevreuil et blaireau sont ici chez eux! Et la liste d'oiseaux est bien caractéristique de cet environnement semi boisé qu'est le bocage normand.

L'enjeu de la signature de la convention, c'est l'avenir de la parcelle comme prairie, ce qui sous entend l'organisation de petits chantiers d'entretien; Claude saura trouver l'aide auprès de ses amis et collègues du GONm. Sans l'intervention de l'homme, "la nature reprendra ses droits", à savoir dans ce contexte, le boisement. C'est une autre histoire, évolution qui n'est plus à négliger non plus vu la simplification du maillage bocager un peu partout dans la Normandie actuelle. Les bosquets éliminés lors des opérations d'élargissement du maillage ont un rôle capital dans la conservation de la biodiversité bocagère.



La signature a bien sûr été fêtée moque de cidre à la main. Du cidre de Marchésieux, issu de haute tige cela va de soi! Merci à nos hôtes... Deux journalistes nous ont accompagnés au cours de cette visite, une autre façon de faire connaitre nos préoccupations naturalistes.
Photos Philippe Gachet (qui n'est donc pas sur la photo de groupe!)

vendredi 5 avril 2013

Visite d'un refuge

Refuge de l'Erea Robert Doisneau Saint-Lô


Visite du 22/03/2013


Météo : temps relativement doux et humide. Un petit peu de vent de sud.


La visite s'est effectuée en compagnie de Claude Lebouteiller, membre du GONm, « spécialiste » d'arboriculture. Il a été étonné par la diversité des végétaux présents sur le site : il a pu donner des conseils aux professeurs de travaux paysagers pour la taille des pommiers et poiriers du verger.

Pinson du nord
20 espèces d'oiseaux observées :  . Le mois de mars est une période charnière qui voit le départ des oiseaux hivernants, l'arrivée des premiers migrateurs d'été et le début de la nidification (parades, construction de nids).
Les espèces communes sont visibles : la présence de la mésange noire qui profite du petit poste de nourrissage à l'entrée de l'EREA, est plus exceptionnelle. Dans la section paysagère, nous observons deux pinsons du nord, hivernants nordiques sur le chemin du retour. Cet hiver, le pinson du nord (ill 1)a été très souvent observé, même aux mangeoires. Les hivernants dans notre région viennent de Russie et de Finlande.

Des goélands argentés rôdent au-dessus de l'EREA et du stade : ils ont sûrement découvert quelques déchets intéressants (poubelles éventrées par exemple). Ce n'est pas à l'EREA, tout est « nickel »!

A noter que le nichoir, installé l'an passé, est occupé par un couple de mésanges charbonnières, observées transportant des matériaux (mousses et lichens).



De nombreuses espèces végétales : Nous avons découvert dans la haie sur talus près de l'entrée des logements , un jeune orme, reconnaissable à son écorce fissurée et ses petites fleurs rougeâtres. L'orme est depuis des années, touché par une maladie, la graphiose qui l'a fait disparaître de notre région.

Le talus herbeux le long de la cour peut être intéressant si on laisse la végétation s'y développer.

La zone, située à l'arrière des classes, comporte une petite dépression humide avec saules, buddleias, sureaux, espèces intéressantes pour les oiseaux et les insectes (chatons du saule, fruits du sureau, fleurs du buddleia).

M. Lebouteiller souligne la bonne santé de tous les arbres du parc: cèdres , pins, érables, chênes, bouleaux, frênes, etc La grande diversité des plantations est un facteur de biodiversité. Les bruyères sous le patio attirent le serin cini, nicheur à l'EREA, qui se nourrit de toutes petites graines..



Conseils d'entretien et d'aménagement



Installation de nichoirs : Le nichoir installé est occupé. D'autres nichoirs peuvent être mis en place pour des mésanges bleues car il y a peu de vieux arbres à cavités (diamètre : 28mm). On peut mettre en place des nichoirs ouverts pour les gobemouches, notamment. Etant donné la hauteur des grands arbres, il est possible d'y installer un nichoir pour chouette hulotte.



Taille des pelouses et fauchage : comme cela est déjà pratiqué, retarder au maximum le fauchage du talus herbeux de la cour permettra aux graminées, adventices et fleurs de se développer . Insectes et oiseaux ((chardonnerets, linottes, serins cinis,,,,) en profiteront mais aussi les micro-mammifères dont se nourrissent les rapaces nocturnes. Cela facilitera aussi l'installation des oiseaux nichant près du sol (rougegorges, pouillots,etc...).

Si cela est possible, une bande herbeuse d'1 mètre peut être laissée en bordure de la pelouse se situant derrière le bâtiment des classes pour les mêmes raisons.



Entretien des haies : le secteur se trouvant derrière le bâtiment de stockage de maçonnerie convient tout à fait au bouvreuil pivoine . Il convient de laisser ici une certaine densité arbustive qui lui permettra de nicher.



Mangeoires : Privilégier les mangeoires placées en hauteur. Les points de nourrissage au sol peuvent être dangereux pour les oiseaux (prédateurs) : la nourriture déposée peut être souillée et attire les rongeurs (gros, comme le rat). Bravo pour les installations de mangeoire réalisées par les élèves dans la section « Travaux paysagers ». Il est conseillé d'arrêter de nourrir sur les mangeoires au début de la période de nidification (sauf météo exceptionnelle comme cette année).



Liste des espèces observées



Espèce
Effectif
Remarques
Accenteur mouchet
2
Les accenteurs sont très actifs et chantent.
Bouvreuil pivoine
1
Le cri plaintif du bouvreuil est entendu.
Chardonneret élégant
1

Corneille noire
1

Goéland argenté
1
Plusieurs oiseaux en vol : ils ont trouvé quelques déchets du côté du stade
Merle noir
3

Mésange bleue
4

Mésange charbonnière
3
Un couple installe son nid dans le nichoir.( section travaux paysagers)
Mésange noire
1
La mésange noire est un hivernant visible quelquefois sur les mangeoires. L'oiseau est lié aux conifères.
Moineau domestique
2
Peu présents. Des cris sont entendus à la limite sud (côté maison de retraite)
Pie bavarde
2

Pigeon biset
1
En fait, c'est le pigeon domestique qui a repris sa liberté.
Pigeon ramier
2

Pinson des arbres
6

Pinson du nord
2
2 individus perchés avec des pinsons. Irruption cette année : l'espèce a été notée tout l'hiver dans la région.
Pouillot véloce
1
1 chanteur . Les chants marquent souvent le retour des migrateurs alors que certains passent l'hiver dans notre région.
Roitelet huppé
2
Dans le cèdre de l'entrée. C'est le plus petit oiseau européen (5g)
Rougegorge familier
4
4 chanteurs
Troglodyte mignon
3

Verdier d'Europe
1
Oiseau lié aux constructions et aux thuyas.
Total
44

Nombre d'espèces : 20



Annexe1



46 espèces ont été observées à l'EREA, depuis la création du refuge.



Dans le parc du Bois Jugan  à quelques centaines de mètres, sur la même durée, 72 espèces.



Liste des espèces observées 2011-2012-2013



Espèces sédentaires (32)

Accenteur mouchet, Bergeronnette de Yarrell, Bergeronnette grise, Bergeronnette des ruisseaux, Bouvreuil pivoine, Buse variable, Chardonneret élégant, Choucas des tours, Chouette hulotte , Corneille noire, Etourneau sansonnet, Geai des chênes, Goéland argenté, Grimpereau des jardins, Grive draine, Grive musicienne, Merle noir, Mésange à longue queue, Mésange bleue, Mésange charbonnière, Moineau domestique, Mouette rieuse, Pic épeiche, Pie bavarde, Pigeon biset, Pigeon ramier , Pinson des arbres, Roitelet huppé, Rougegorge familier, Tourterelle turque, Troglodyte mignon, Verdier d'Europe.

Migrateurs partiels (4)

Fauvette à tête noire, Pouillot véloce, Rougequeue noir, Serin cini

Migrateurs d'été et d'hiver (10)

Bécasse des bois (h)*, Fauvette des jardins (e)*, Hirondelle rustique (e), Hypolaïs polyglotte (e), Linotte mélodieuse (e), Martinet noir (e), Mésange noire (h), Pinson du nord (h), Pouillot fitis (e), Rousserolle verderolle (e)



* h= hivernants

* e =estivants






samedi 16 février 2013

Inauguration du refuge de DANGY
RIMG0081 - Copie.JPG
Franck Letellier avec la pancarte du refuge et les participants (mouillés!)
Sept adhérents ont affronté la pluie et le froid pour inaugurer le refuge de Franck Letellier. Après la photo de presse, celui-ci nous a guidés dans sa propriété (2 ha) : il nous a fait découvrir ses réalisations (mur de pierre sèche, plantations, nichoirs à crécerelle et hulotte, entre autres) et nous a exposé ses projets d'aménagement. Le site, installé sur une pente bien exposée au sud, est constitué de prairies, d'un verger de pommiers et d'une petite zone humide : il a la particularité d'être traversé par un chemin rural à l'abandon et d'un ruisseau. On retrouve sur le pignon est de la maison le tracé du ruisseau qui a été dévié et comblé à cet endroit. M. Letellier pourra le rétablir dans son ancien cours bien rectiligne. En bordure, quelques houx d'une taille respectable sont les restes d'une haie traditionnelle qui limitait l'espace autour de la maison. L'un d'eux est envahi par le lierre souvent accueillant pour les oiseaux.
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Le ruisseau a été dévié : une haie de houx le bordait autrefois, limitant l'espace autour de la maison.

La zone humide située en contrebas du verger planté de beaux pommiers présente une végétation intéressante : cirse des marais et cardamine. Laisser évoluer cette végétation pourrait permettre de voir ... papillons et insectes aux beaux jours. M.Letellier projette d'y aménager une mare : un simple trou d'eau indépendant de l'écoulement suffirait dans un premier temps.
RIMG0093.JPG
Réflexions autour de la zone humide avec cirse des marais et cardamine (cresson).

Nous avons admiré les beaux chênes en limite de refuge : l'un d'eux est assailli par un lierre déjà ancien qu'il est préférable de couper. Le chemin rural (inondé actuellement) qui traverse le site n'est plus entretenu depuis longtemps et est envahi par des noisetiers et des frênes. Nous apprenons, grâce à Jean, que M. Letellier, étant propriétaire des deux talus mitoyens, peut en assurer l'entretien et éclaircir les cépées. Revenant dans le verger, nous entendons le grimpereau des jardins qui s'installera peut-être au nichoir suspendu sur un des pommiers.
Pendant la visite, peu d'oiseaux étaient au rendez-vous. En voici malgré tout la liste : moineau domestique, merle noir, troglodyte, étourneau, mésange bleue, mésange charbonnière, grive musicienne, grive mauvis, grive litorne, pinson des arbres, pinson du nord, pigeon ramier, corneille noire, pie bavarde, sittelle torchepot, accenteur mouchet, rougegorge, grimpereau des jardins.
Le refuge a un fort potentiel "nature" existant et à venir : il accueille déjà une faune et une flore intéressante. (Chevreuil, fouine, renard, couleuvre, ...). Nul doute que des aménagements simples permettront d'enrichir encore cette diversité.
La matinée s'est achevée comme elle a débuté, autour d'un café pour se réchauffer.
Merci à Franck pour son accueil , à Jean Collette d'avoir fait un long trajet pour participer à l'animation et à tous les participants à cette sympathique rencontre .
 
Prochaine animation : 7 avril 2013 : "Le choeur de l'aube" Saint-Gilles, bois de Mingrey. Ecoute des premiers chanteurs matinaux. RV : 5h30 au parking du bois de Mingrey. Vêtements chauds vivement conseillés. Nous partirons ensuite pour les courageux à la découverte des oiseaux forestiers (compter 3h, à partir de 5h30)

Réunion des adhérents : le 22 février 2013 à 20h  au magasin Point Nature, rue des Noyers à Saint-Lô.

mercredi 31 octobre 2012

Refuges GONm

Les refuges du GONm


Qu'est-ce qu'un refuge GONm?


Le GONm  a  mis en place des refuges qui, par une convention, engage le signataire à permettre l'accueil et la protection des oiseaux sur son terrain. Le GONm fournit en échange des conseils techniques d'aménagement et s'engage à faire un relevé annuel des espèces du refuge. Un correspondant du GONm est chargé de cette tâche . 

Des conventions de refuge ont été signées entre le GONm et des professionnels (carriers, agriculteurs, maraîchers, forestiers, etc) ou des particuliers. Plus  de 120  chartes existent dans les cinq départements normands.

Des refuges dans la région saint-loise


Quatre refuges ont été créés dans le Saint-Lois depuis deux ans :

- à Saint-Fromond, dans le verger conservatoire de l'association des "Croqueurs de pommes".


- à l'EREA de Saint-Lô,  établissement scolaire qui accueille des élèves en difficulté scolaire. (1ha)


- à Saint-Gilles, sur l'exploitation maraîchère de M. Laurent Bignon.


- à Dangy, sur la propriété de M. Franck Letellier (1,5ha)


Pour en savoir plus sur les refuges,
 consultez  le site du GONm,

 http://www.gonm.org/refuges/refuges