mardi 19 mai 2015

Animation du 10 mai 2015 à Saint-Lô


L'animation, proposée dans le cadre de la Journée mondiale des espèces menacées,  part de la rue Valvire à Saint-Lô ; elle  accueille  26 personnes. La météo est  calme et plutôt agréable.


Cette sortie péri-urbaine a pour objectif, en traversant des milieux variés de présenter une certaine diversité d'espèces, considérées pour certaines comme menacées à l'échelle régionale ou nationale.

C'est là que les bergeronnettes des ruisseaux chassent.
Le groupe s'arrête rapidement au  bord de la Vire. Un couple de canard colvert est installé sur un ilôt très précaire du déversoir. Une première bergeronnette des ruisseaux arpente la rive opposée, à la chasse de quelque insecte volant. Reconnaissable à son ventre jaune et sa marque noire triangulaire  sur la gorge, elle est très liée aux cours d'eau et installe son nid dans les constructions de la rivière, ponts, écluses, moulins, etc... Une corneille noire est perchée sur un conifère de l'ilôt Mosselman face à nous. Un merle noir sautille en arpentant la pelouse à la recherche de vers. Il appartient à la famille des turdidés qui recherchent souvent leur nourriture au sol. (grive et  rougegorge, entre autres).

Le groupe poursuit son chemin vers la cheminée d'une ancienne papèterie. Le lieu est aménagé et boisé. Le premier coup de jumelles permet de repérer, dans le feuillage d'un érable,  un gobemouche gris, migrateur arrivé d'Afrique depuis quelques jours. Sa posture dressée et son bec très fin permettent de l'identifier Il moucheronne à partir de son perchoir :  souvent perché sur des branches basses des arbres, il peut chasser en toute discrétion.
Gobemouche gris

Des chants classiques des lieux boisés se font entendre, plus ou moins haut dans la végétation, troglodyte mignon, rouge-gorge familier, pinson des arbres et merle.

Le groupe traverse la Vire, après avoir observé à nouveau quelques bergeronnettes des ruisseaux sur la rive et une poule d'eau. En bordure de la voie ferrée, la vue est plus dégagée : des corvidés passent en vol. Les choucas qui nichent en ville effectuent leurs allers et retours entre le centre ville où il niche dans les cheminées et la campagne environnante où ils se nourrissent ou viennent chercher la nourriture pour les jeunes. Quelques martinets noirs commencent à tourner dans le ciel : de retour vers le 20 avril, ils s'installent en général assez haut dans les constructions : l'Institut d'Agneaux tout proche est un de leurs lieux de nidification. Un faucon crécerelle s'éloigne, il faut un certain temps pour l'identifier à coup sûr. Deux indices le permettent , le vol sur place Saint-Esprit et le dessus des ailes brun roux.

La promenade des ports entre zone industrielle et Vire.
Entre la voie ferrée et un entrepôt, sur un terrain dégagé quasiment en friche, un rougequeue noir mâle est observé, le bec bien chargé. Nous finissons par trouver la cavité où il niche, dans un mur d'un entrepôt, et nous pouvons alors observer les allers et venues du couple. Le rougequeue noir est un oiseau urbain plutôt méditerranéen à l'origine, relativement présent à Saint-Lô
Perchée sur un grillage, une linotte mélodieuse  laisse bien voir le rouge un peu pâlot  de sa poitrine. Granivore, consommatrice de petites graines des plantes adventices qui poussent là (mauvaises herbes),  elle est considérée comme menacée à l'échelon régionale. Elle est ici sur un terrain de prédilection, dégagé où elle peut trouver quelques graines au sol  ou cueillies dans la végétation .  Une tourterelle turque, oiseau très urbain  traverse la voie ferrée.

Roitelet huppé
Le petit groupe continue son parcours en empruntant la Promenade des Ports. Cette rue est, sur sa gauche, longée par des entrepôts, des équipements de loisirs et des bâtiments industriels, et, sur sa droite, par l'abondante végétation qui borde le chemin de halage. C'est dans un chêne sur la droite qu'il y a le plus d'activité, la mésange à longue queue, la mésange bleue sont  entendues comme le pinson et le chardonneret élégant. Mais c'est surtout le ballet d'un couple de roitelet huppé qui retient l'attention. Il est très occupé à nourrir des jeunes non volants ; le manège est incessant et très rapide. C'est curieux de le trouver là : le roitelet huppé est très lié aux conifères. En période hivernal, il est observé dans les thuyas de l'autre côté de la rue.

Bouvreuil pivoine mâle
En reprenant notre chemin, deux oiseaux au croupion blanc traverse la rue et plonge dans la végétation des rives. Un couple de bouvreuil pivoine, certainement. Le bouvreuil est une espèce menacée en Normandie, plusieurs raisons sont invoquées : la disparition des haies denses où il cache son nid mais aussi curieusement la prédation de l'épervier qui profite du manque de mobilité de l'oiseau.

La rive droite de la rivière est très boisée. D'où la présence du pic vert, de la buse variable et de la fauvette à tête noire. De la végétation dense de la rive provient le chant monotone de la fauvette des jardins : elle chante sous le couvert. Comme toutes les fauvettes, elle apparaît peu : son plumage brun clair lui permet de passer inaperçue. Les chants sont un peu plus entendus à ce moment de la balade : le pouillot véloce, la grive musicienne notamment. Autant le chant du pouillot est répétitif, autant celui de la grive musicienne est varié, musical et plein d'imitations. La présence du pic noir en forêt peut être détectée par les imitations qu'en fait la grive musicienne. C'est un véritable piège même pour les oreilles aguerries.

Chardonneret élégant
Au niveau de la station d'épuration, un moineau domestique fait résonner son cri peu mélodieux, il niche sous la toiture du bâtiment. Les bassins de la station accueille au printemps la bergeronnette des ruisseaux et la bergeronnette grise. En hiver, une cinquantaine de mouettes rieuses s'y repose. Le parcours se termine dans une prairie humide.Une hypolaïs polyglotte chante et circule dans une haie de noisetiers. Peu visible parmi les feuillages, ce  migrateur africain aux coloris tendant vers le jaune est une fauvette présente dans les milieux plutôt secs buissonnants. Elle a tendance à progresser vers le nord de la France.


Hypolaïs polyglotte
La sortie s'achève avec une liste de 36 espèces qui montre toute la diversité de l'avifaune du site, due à la diversité des milieux traversés. Trois espèces rencontrées font partie de la liste des espèces menacées ou alors en déficit, le chardonneret, la linotte mélodieuse et le bouvreuil pivoine. Consommatrices de graines,  elles trouvent ici facilement  leur nourriture mais aussi  insectes et larves pour leurs jeunes.

Nous tenons une  fois encore  à remercier les participants pour leur motivation et l'intérêt qu'ils portent à la nature et aux oiseaux.

Photos : Franck Letellier  et Philippe Gachet

Liste des espèces observées  : canard colvert, corbeau freux, choucas des tours, corneille noire, geai des chênes, fauvette à tête noire, fauvette des jardins, hypolaïs polyglotte, mésange bleue, mésange charbonnière, mésange à longue queue, grimpereau des jardins, troglodyte mignon, accenteur mouchet, étourneau sansonnet, grive musicienne, merle noir, rouge-gorge familier, rouge-queue noir, bouvreuil pivoine, chardonneret élégant, linotte mélodieuse, pinson des arbres, pigeon ramier,  tourterelle turque, buse variable, faucon crécerelle, pouillot véloce, gobemouche gris, bergeronnette des ruisseaux , bergeronnette grise, poule d'eau, moineau domestique, martinet noir, pic vert.
Discussion de fin d'animation
Les prochains rendez-vous

28 au 30 mai 2015
SAINT-LÔ 
 Salle Patounas Centre culturel
Exposition "Les rapaces de Normandie"

30 mai 2015 15h00
SAINT-LÔ
Auditorium de la médiathèque
Conférence d'Alain Chartier
"Les rapaces de Normandie"

6 juin 2015 10h00
MARCHESIEUX
Maison des marais
Animation et inauguration du refuge GONm 

mercredi 1 avril 2015

ANIMATION du 22 mars 2015

Journée mondiale des forêts

HEBECREVON Bois du Mingrey

 

C'est sous un ciel gris et un temps frisquet peu favorables à l'observation que s'est déroulée cette animation.17 personnes étaient présentes.
La fraîcheur ne favorise pas l'expression des oiseaux et leur mobilité. Du parking, nous entendons tout de même le chant  puissant du pinson des arbres et celui plus mélodieux et rythmé de la grive musicienne. Nous traversons la première partie du bois, parcelle de régénération où des espèces variées ont été plantées, pommiers, alisiers, poiriers, merisiers et sorbiers. Ces plants encore peu développés ont permis à une végétation basse de se développer constituée de ronciers, surtout. C'est le royaume du troglodyte mignon que  nous entendons plus que nous ne voyons.

Entrée du bois avec le secteur en régénération et en arrière plan les pins Douglas
Le pouillot véloce est la seule espèce d'oiseaux à circuler dans les jeunes arbres mais on le distingue à peine. Son chant formé de la répétition de la même note commence à être entendu, prouvant le retour des migrateurs. En pénétrant dans la sapinière constituée de sapins de Douglas, nous tendons l'oreille parce qu' un chant très aigu nous parvient de la cime  : c'est le roitelet huppé, plus petit passereau d'Europe (autour de 6g). Il construit son nid dans les rameaux ou à l'extrémité des branches d'épicéa. Quelques conifères lui suffisent pour être présent. Nous entendrons plusieurs individus dans ce secteur. La fauvette à tête noire, furtive dans le roncier, chante .Quelques oiseaux sont aperçus en vol, corneilles au-dessus du bois, merle noir en lisière, geai des chênes qui alarme à l'approche et bien sûr quelques pigeons ramiers.

Grimpereau des jardins (C.Ghestin)
En descendant vers les étangs, nous repérons  la ritournelle du grimpereau des jardins : le lierre qui monte jusqu'aux hautes branches le cache. Il explore, de son bec pointu et courbé, les écorces  recherchant des  proies minuscules.(voir photo). Deux ou trois mésanges à longue queue émettent leurs trois petits cris successifs et se suspendent aux rameaux pour trouver leur nourriture (petites araignées par exemple)

A proximité des étangs, le canard colvert,  la bergeronnette des ruisseaux et la poule d'eau sont observés par certains.
Pic épeiche (J. Rivière)

Nous abordons le sud du bois qui est constitué d'un taillis sous futaie. C'est la forme traditionnelle d'exploitation de la forêt. Les essences de haut jet qui constituent ce secteur sont le hêtre et le chêne. De beaux spécimens trop peu nombreux sont encore visibles. Habituellement c'est un des secteurs les plus vivants mais le plus grand calme règne. Nous observons les deux mésanges les plus courantes, mésange charbonnière et mésange bleue. Quelques cavités dans les vieux arbres peuvent encore les héberger. Un chêne est bien attaqué par les pics : les cavités creusées par ces oiseaux sont utilisés par d'autres oiseaux comme les étourneaux, la sittelle et les mésanges qui ne peuvent pas creuser leur propre cavité. D'ailleurs, le cri sec du pic épeiche  en vol retentit mais il est impossible de le voir avec cette lumière de contre-jour. Un roitelet huppé est vu dans un hêtre et un peu plus loin, une petite bande de pouillots véloces s'alimente dans les bouleaux, sûrement des migrateurs de passage.

Mésange nonnette (J. Rivière)
Nous revenons sur nos pas en longeant une partie de bois enclose plantée de chênes sessiles. En remontant par l'est, nous passons dans la zone où a existé il y a plusieurs années un important dortoir d'étourneaux. Le boisement très jeune de cette partie voit peu d'oiseaux si ce n'est le rougegorge, le merle, le pouillot et le troglodyte. Une petite parcelle plantée en mélèzes nous arrête. La lumière est meilleure, l'atmosphère se réchauffe un peu. 
Les oiseaux s'activent  comme cette mésange nonnette,  mésange à calotte noire lustrée qui aime vraiment les boisements anciens. Un groupe de chardonnerets s'agite dans les cimes et recherchent les graines des pommes de mélèze. Une sittelle torchepot se manifeste mais c'est lointain et discret : elle aussi est liée au boisement ancien et à la forêt. Descendant les troncs la tête en bas, elle accumule facilement des provisions et niche dans des cavités dont elle diminue l'entrée en la cimentant (bourrelet). N'oublions pas la buse variable  qui suscite l'agitation habituelle des corneilles. Comme d'habitude, de guerre lasse, elle s'éloigne. Pourtant, elle est sur son territoire et c'est là qu'elle niche.

Départs verticaux  sur des arbres déracinés.
Notre circuit s'achève. La météo n'a pas permis de voir réellement  les oiseaux qui  ne se sont pas vraiment montrés. Cris et chants ont souvent été les seuls indices de leur présence  comme c'est souvent le cas en forêt. Nous avons  tout de même rencontré plusieurs espèces forestières caractéristiques, pic épeiche, roitelet huppé et mésange nonnette. Finalement, 24 espèces ont été notées mais  le nombre d'oiseaux observés est assez faible. Le printemps n'est pas encore tout à fait là.
Merci aux participants pour leur attention et leur motivation.



Liste des oiseaux forestiers observés
Accenteur mouchet, buse variable, chardonneret élégant, corneille noire, fauvette à tête noire, geai des chênes, grimpereau des jardins, grive draine, grive musicienne, merle noir, mésange bleue, mésange charbonnière, mésange à longue queue, mésange nonnette, pic épeiche, pigeon ramier, pinson des arbres, pouillot véloce, roitelet huppé, troglodyte mignon.
Autres espèces : bergeronnette des ruisseaux, canard colvert, mouette rieuse et poule d'eau.

Les participants réunis en une seule photographie, miracle de l'informatique!

PROCHAINE ANIMATION

"Les oiseaux de la rivière et  ses abords"

dans le cadre de la journée des espèces menacées

10 mai 2015

10h-12h

SAINT-LÔ

Rendez-vous Rue Valvire à l'arrière de la station Leclerc

  Contact : 06 89 56 86 74

 









samedi 7 février 2015

Animation du 1er Février 2015


  

Oiseaux des prés humides de la vallée de la Vire

 

Ce matin, le temps est plutôt gris et froid : le vent annoncé n'est pas trop sensible sur le parking du Pont de Candol, lieu de départ de l'animation. Une vingtaine de personnes est présente au rendez-vous, organisé dans le cadre de la journée mondiale des zones humides.

Pré inondé et bras mort
 
Le groupe emprunte, en amont, le chemin de halage qui longe, sur deux cents mètres, un canal de dérivation alimentant une micro-centrale électrique. Habituellement, de nombreux oiseaux circulent dans la végétation des rives constituées de saules et d'aulnes  qui sert de garde-manger mais aussi d'abri (chardonnerets, mésanges et tarins des aulnes). Ce matin, peu d'oiseaux se manifeste, si ce n'est un merle noir qui s'inquiète de notre arrivée ou du passage d'un chat, un troglodyte mignon qui s'agite, passant d'une branche à la végétation basse dont il est familier. Une grive musicienne est présente mais ne chante pas. Un rougegorge tente quelques notes mais l'ambiance froide n'est pas au chant.
Un pic (noir  sûrement) a soigneusement écorcé deux aulnes : cet oiseau forestier est sorti depuis quelques années de sa forêt et s'acclimate très bien au bocage . Les versants boisés de la vallée de la Vire l'attirent et il est observé régulièrement dans ce secteur.

Parcelle inondée

Des grands cormorans sont au repos un peu plus loin, au bord du bras mort de la Vire, perchés sur des aulnes rachitiques : c'est là leur poste habituel . Ce sont des oiseaux venant du dortoir situé à quelques centaines de mètres et qui comptent 80 individus. Les grands cormorans se dispersent dans la journée sur la rivière elle-même ou sur les quelques étangs ou plans d'eau voisins. Nous observerons régulièrement des vols dans la matinée : certains oiseaux ont la tâche blanche qui indique les oiseaux nicheurs.

Le même parcelle deux jours plus tard

Il faut quitter le chemin pour pénétrer sur les prés
humides de la vallée. Ils sont encore inondés : le niveau de l'eau peut y monter ou baisser rapidement. Elles absorbent le trop plein du bras mort. Ces prairies qui sont fauchées aux beaux jours jouent leur rôle d'éponge et retiennent l'eau : on évite ainsi une arrivée d'eau trop rapide en aval.
Quelques mouettes rieuses se reposent ou s'alimentent sur ces plans d'eau provisoires. Au loin, sur une partie non inondée, quelques poules d'eau pâturent. A la moindre alerte, elles  vont s'abriter bien vite sous les branches couchées sur l'eau.

Le bras mort n'est pas accessible ; nous revenons sur nos pas. Un pinson des arbres est perché au-dessus d'un roncier et un pouillot véloce est repéré par son cri. Ce petit oiseau migrateur partiel passe l'hiver dans ces zones humides où il peut encore trouver sa pitance. Ce hiver, il est particulièrement présent partout.
Nous observons des aulnes malades. Le pic épeiche a creusé des cavités dans le bois tendre. Celles-ci peuvent être occupées ensuite par d'autres oiseaux comme l'étourneau.
Foulque macroule (Pascal Bernardin)
Nous allons sur une autre prairie moins inondée et  nous longeons un ruisseau qui se jette dans la Vire. La végétation  des rives est constituée de phragmites, accueillantes pour les passereaux migrateurs.Une grive draine perchée  décolle et va se poser dans un peuplier, son arbre fétiche avec ses bouquets de gui. Un faucon crécerelle est rapidement observé mais, sur une partie de prairie, grâce à la lunette de Jérôme, nous voyons deux ou trois foulques macroules qui s'alimentent. Cette espèce présente toute l'année se reproduit sur le bras mort. Un chevalier culblanc est posé  sur l'herbe : ce petit limicole est plus familier des rives vaseuses que des prairies. Il décolle rapidement à l'approche et laisse voir son croupion blanc. C'est un hivernant assez rare : il est surtout visible aux passages d'automne et de printemps, le long des rivières et des étangs.
Chevalier culblanc ( Pascal Bernardin)
Un peu plus tard, un épervier d'Europe traverse le ciel. Ce chasseur d'oiseaux s'intéresse aux petites bandes d'oiseaux posés sur les prés ou circulant dans les haies.
Nous suivons une lime, fossé très en eau, qui suit en fait l'ancien cours de la rivière. Gilles a tout juste le temps de voir  un petit oiseau grisâtre plonger rapidement et disparaître. Il s'avèrera que c'est un grèbe castagneux, le plus petit de nos grèbes qui recherche les eaux stagnantes et peu profondes. Observée tout l'hiver, l'espèce est nicheuse sur le bras mort et sur un bief éclusier voisin.
Le temps s'est éclairci quelques minutes : le temps de voir quelques pipits farlouses décoller  et se poser sur un arbre plus loin. Peu fréquent cet hiver, il aime les prairies fraîches où il recherche insectes ou petites graines. Un héron cendré est, enfin, vu en vol : le héron est très familier de la vallée de la Vire. Nous ne verrons pas sa collègue, l'aigrette garzette qui le rejoint pourtant le soir dans un petit dortoir dans la végétation de rive du bras mort.
C'est l'heure de revenir à notre point de départ. Les mouettes ont disparu du pré inondé mais un goéland cendré plus petit que l'argenté et au plumage plus "élégant" fait encore des ronds dans l'eau. Cet oiseau  se reconnaît en hiver à sa tête striée et à la barre noire sur le bec. En vol, il a de grandes parties blanches à l'extrémité de l'aile. Il est souvent isolé ou avec un comparse dans les bandes de mouettes qui circulent dans la vallée.

Grèbe castagneux (Pascal Bernardin)

Cette sortie a permis de n'observer que 24 espèces mais  a donné un aperçu de celles qui fréquentent les vallées fluviales et leurs prés humides en hiver  :  passereaux comme le pipit farlouse, laridés comme la mouette rieuse  et le goéland cendré, ardéidés comme le héron cendré et limicole comme le chevalier culblanc, entre autres. Aucun canard colvert n'a été observé : il  ne manque pas habituellement mais les oiseaux étaient un peu congelés ce matin. Certains commencent aussi à se cantonner dans certains fossés discrets. Les oiseaux bocagers et forestiers profitent bien aussi des haies qui séparent les prairies et de la végétation des rives et des fossés humides.

Merci à tous les participants, qui, pour certains, étaient venus de loin, pour leur attention  et leur  curiosité.

Liste des espèces observées
Accenteur mouchet, buse variable, chardonneret élégant, chevalier culblanc,  choucas des tours, corneille noire, épervier d'Europe, foulque macroule, geai des chênes, goéland cendré, grand cormoran, grèbe castagneux, grive draine, grive musicienne, héron cendré, merle noir, mésange bleue, mouette rieuse, pic vert, pinson des arbres, pipit farlouse, poule d'eau, rougegorge familier, troglodyte mignon.

Le groupe, botté et bien couvert, presqu'au complet.

 

Prochaines animations

Dimanche 22 mars 2013

HEBECREVON

Oiseaux des forêts

10h-12h

Bois du Mingrey

Dans le cadre de la journée mondiale de la forêt, animation à la découverte des oiseaux forestiers d'un bois public géré par l'ONF

10 autres animations en Normandie.

Dimanche 10 mai 2015

SAINT-LÔ


Oiseaux des bords de Vire et autres

10h-12h
RV : Rue  Valvire
Derrière la station Leclerc, en rive droite
  

Samedi 19 septembre 2015

TROISGOTS


Oiseaux du chemin de halage et de la carrière

Journée du patrimoine

10h-12h

RV à la Chapelle sur Vire, D159, avant le pont qui franchit la Vire 

Contact : Philippe Gachet 06 89 56 85 74, ph.gachet@orange.fr








mardi 18 novembre 2014

Animation du 16 novembre à Saint-Lô


Oiseaux forestiers du bois de la Falaise

 


Le temps est doux et calme ce matin. Le ciel est couvert mais la luminosité  correcte.Seize personnes sont  présentes.

Nous avons, au début de parcours, un aperçu de quelques espèces urbaines. Une mésange charbonnière recherche quelque araignée dans le tronc creusé d'un des tacchycarpus qui dominent le parking (palmier). A cause de  la douceur actuelle des températures, les oiseaux n'ont aucune difficulté à trouver les insectes et invertébrés qui les nourrissent. Les corvidés se manifestent, choucas des tours sur  les toits et corneilles noires qui  voudraient bien profiter du butin non identifié que l'une d'elles tient dans son bec (?).  Au loin, étourneaux sansonnets, mésanges bleues et tourterelles turques perchés sur des antennes dominent les toits de la ville.
 
Chemin de halage et en arrière-plan bois de la Falaise
Nous prenons le chemin de halage qui longe la rivière en rive gauche. Nous pourrons ainsi observer quelques espèces familières de la vallée de la Vire. Le troglodyte mignon se manifeste par son cri roulé provenant de la végétation basse des berges.Les merles noirs et les  pinsons des arbres circulent du talus élevé qui borde la voie ferrée vers les buissons et  les aulnes abondants sur le bord du chemin. Nous remarquons dans un bosquet d'aulnes plus ou moins sains, des cavités sûrement creusées par des pics épeiches.
Un peu plus loin, un grand cormoran est perché sur un arbre élevé. Cet oiseau est peu actif à partir du moment où il a mangé.

Pouillot véloce ( JY Dilasser)
Nous traversons sans risque les voies de chemin de fer et gagnons un chemin qui suit le bois de la Falaise. De là, nous surplombons la rivière et la vallée. Un pouillot véloce circule rapidement dans les arbres en contrebas : il est à peine vu. Cet oiseau  migrateur a de plus en plus tendance à hiverner dans notre région au lieu de gagner le pourtour méditerranéen. Des  mésanges à longue queue, petites boules de plume, à la calotte noire et blanche, poussent leurs trois petits cris successifs. Une poule d'eau est entendue et vue, suivant le cours d'eau sur sa berge. En hiver, on  peut voir sur les bords de la Vire d'importants regroupements de ces oiseaux sur les prairies humides qui bordent la rivière.

Un chevreuil mâle adulte traverse une  prairie du versant opposé pendant qu'un héron cendré a l'air très occupé au milieu d'un troupeau de bovins : est-il en train de muloter ou de récupérer des parasites qui proviennent des animaux?

Sur une prairie humide,  nous observons un groupe d'une trentaine de mouettes rieuses et deux goélands argentés. Leur proximité permet de distinguer la différence de taille entre  les deux espèces. A un moment, tous ces laridés  s'envolent et aussi  quelques grives mauvis,  reconnaissables à leur sourcil clair et leurs flancs roux. En vol, cet oiseau referme les ailes régulièrement, c'est un moyen de l'identifier.

Des geais des chênes tournent autour de notre groupe : trois sont vus en même temps. Ils sont très occupés en ce moment à collecter des glands. Nous pénétrons dans le bois et suivons un chemin escarpé qui va nous mener au sommet de la falaise. Le bois est calme, alors, nous observons la végétation du sous-bois : le fragon petit-houx, un  houx très élevé et le lierre qui constitue une source de nourriture importante pour les oiseaux en hiver. Quelques vieux arbres ( marroniers, chataîgniers chênes et frênes) recèlent de cavités à pics, mésanges ou sittelles.

Sur le chemin du retour, une agitation régne dans la haie qui sépare le chemin des habitations proches. Des chardonnerets élégants s'enfuient vers les jardins mais dans un noisetier, quelques oiseaux circulent, ce sont des mésanges charbonnières et  des mésanges bleues.
Troglodyte mignon (JY Dilasser)
Tiens, surprise ! Deux mésanges nonnettes reconnaissables à leur plumage brun clair, leur calotte  et leur bavette noires poussent leur cri un peu plus sec que celui de la charbonnière. Elles ne sont pas là par hasard, il y a encore beaucoup de nourriture à gober  dans ce noisetier. Plutôt forestières, les nonnettes se rapprochent  des jardins et des mangeoires à la mauvaise saison. Le noisetier est attirant  parce qu'un roitelet à triple bandeau est aussi présent tout près, se déplaçant rapidement le long des branches et voletant sous les feuilles pour saisir quelque petite proie.


Notre animation se termine. 25 oiseaux ont été observés :  peu d'oiseaux forestiers, malheureusement. Une reconnaissance, la veille, sur le même parcours, avait permis de contacter le grimpereau des jardins, le pic épeiche et l'épervier d'Europe.
Peut-être faut-il invoquer le dérangement occasionné par  le trafic important des lieux pour expliquer cette grande discrétion.

Un grand merci aux participants toujours intéressés  et curieux qui ont permis à cette animation de se dérouler dans une ambiance détendue et sympathique. Et un bisou à Arthur, le benjamin du groupe!

Rédacteur : Philippe Gachet
Photos ; JY Dilasser, X Corteel, P. Bernardin, P. Gachet

Roitelet à triple bandeau ( P. Bernardin-GONm)
 
Grive mauvis sur l'aubépine (X.Corteel- GONm)




C'est dans la presse!
Prochaine animation du GONm (groupe saint-lois)

1er Février 2015

Oiseaux des zones humides en hiver
(dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides)
Pont de Candol
Saint-Lô
RV : 10h
Bottes obligatoires

Toutes les animations du GONm sur http://www.gonm.org/


mardi 21 octobre 2014

Animation du 21 septembre 2014 à Gourfaleur


Oiseaux migrateurs de la Vallée de la Vire

Cette animation  aurait pu être intégrée aux journées du patrimoine qui avait lieu le jour-même. Le parcours empruntait en effet le chemin de halage, très lié à l'histoire économique de la région. La Vire a été aménagée pour la rendre navigable ( écluses, barrages, seuils etc) et pour en tirer des ressources (moulins et micro-centrales) . De nombreuses traces de ces aménagements subsistent à l'heure actuelle et la vallée de la Vire reste un site naturel riche et varié.

Micro-falaises pour hirondelle de rivage ( Photo : PhGachet)
Quatre personnes seulement sont présentes. Le temps est incertain mais calme. Nous bénéficierons même de quelques éclaircies.
Nous attendons 9h30 pour partir. Cela nous permet de distinguer trois espèces de peupliers :  le peuplier tremble,  le peuplier blanc  et le peuplier noir.
Une grive draine émet de l'un des plus hauts peupliers, son cri roulé et rejoint un groupe de 5 à 6 individus en vol. Les populations nicheuses de nos régions seraient plutôt sédentaires mais des oiseaux nordiques les rejoignent à l'automne. Le courant grimpereau des jardins est repéré par son cri dans les peupliers. Un pic épeiche crie. Ces deux oiseaux ne sont pas considérés comme migrateurs même si ils peuvent opérer des déplacements après la période nuptiale. Le rougegorge familier est un des rares chanteurs de la matinée et de la période. Présent toute l'année, le rougegorge est cependant un migrateur : dans l'ouest de la France, ce seraient plutôt les femelles qui migreraient vers le sud. Un faucon crécerelle assez loin est perché sur un aulne mort, à proximité de l'ancienne voie ferrée.
Nous suivons le chemin bordé d'aulnes,  noisetiers, frênes, aubépines et sureaux. Dans la végétation, les oiseaux circulent et s'agitent. C'est une ambiance que l'on retrouve à chaque période de migration. Ces zones denses sont appréciées par les migrateurs de passage qui y trouvent un abri pour la  nuit et de la nourriture.
Nous observons les mésanges typiques de ce secteur, mésange charbonnière, mésange bleue, mésange à longue queue et mésange nonnette. Les deux premières espèces migrent, certains de nos nicheurs se dirigent vers le sud et les nordiques arrivent chez nous.
Le pouillot véloce chasse sous les feuilles de noisetiers. Cet oiseau se presse de moins en moins de partir vers le Sud  : il est devenu un migrateur partiel. Il est fort possible que ceux qui sont observés en hiver soient des individus nordiques.

Bergeronnette des ruisseaux ( photo: PGachet)

Nous sortons du chemin pour rejoindre le méandre que forme la Vire à cet endroit. La rive gauche est fortement érodée et des micro-falaises se sont formées. L'hirondelle de rivage y occupe aux beaux jours des cavités creusées dans la berge.  Cette petite hirondelle à la queue courte et au dessus brun est déjà repartie pour l'Afrique. Sa migration est visible de la fin août à la fin septembre.

Un oiseau au long bec et au croupion blanc décolle de la berge vaseuse et disparaît d'un vol direct et rapide: c'est le chevalier culblanc, limicole migrateur de passage, très courant à cette période sur les zones vaseuses d'eau douce. Une grive musicienne traverse le pré à sa suite. Peu visible, au début du mois de septembre, elle réapparaït peu à peu.
 Nous reprenons le chemin de halage qui longe le bief menant à l'écluse. C'est le domaine de la poule d'eau et du canard colvert bien caché par les branchages. Les canards observés ici sont peu mobiles et sont présents toute l'année : il est probable qu'ils proviennent de lâchers plus ou moins anciens.
Au niveau de la maison éclusière, il y  a toujours beaucoup d'activité. Les bergeronnettes des ruisseaux picorent sur la vase : elles sont  reconnaissables à leur longue queue et aux parties jaunes du dessous. Actuellement , nombre  d'entre elles sont observables en migration sur les falaises de Carolles.  Comme ses cousines, la grise et la printanière, d'ailleurs.
Une fauvette à tête noire mâle va se percher dans un sureau (elle se régale des  fruits de cette plante, à l'automne). Difficile de la voir mais on entend une sorte de zonzonnement discret qui est l'amorce du chant. La plupart de ces fauvettes passent l'hiver sur le pourtour méditerranéen.
Nous apercevons sur un poteau électrique deux grands cormorans proches de leur dortoir hivernal. Les mésanges à longue queue circulent en petites bandes d'aulnes en aulnes comme les chardonnerets.

Nous décidons de rebrousser chemin après avoir observé 24 espèces.

Faucon pélerin dans sa falaise (Franck Letellier)


La matinée s'achève par la visite d' un site de carrière situé au Sud à quelques kilomètres de là. Nous y observons un couple de faucons pélerins qui a niché ici au printemps dernier. Le faucon crécerelle, l'épervier d'Europe et la buse variable sont vus également et le pic noir, habitué du lieu, se fait entendre.

Prochaine sortie

Dimanche 16 novembre

Les oiseaux forestiers en hiver

 Rendez-vous à 10 h à l'extrêmité sud du parking de la Manche Libre (rive gauche) à Saint-Lô.

 



samedi 20 septembre 2014

Inauguration du refuge GONm de Soulles


Refuge 222

 

Jeudi 18 septembre, la convention de création du refuge du Pré de la Noë à Soulles a été signée suite à la démarche de notre collègue Claude Lebouteiller.

Cette parcelle de 36 ares est bien représentative d'un habitat en voie de disparition : entre les talus marquant les limites de rupture de pente au-delà desquelles le maïs est maitre de l'espace agricole, cette prairie humide rappelle que jusqu'à la révolution laitière qui a transformé (on disait "couché") les labours en pâturages, la Normandie n'avait de vert que les parcelles trop mouillées pour y faire passer la charrue! Et le toponyme "pré de la Noë" en est bien la preuve avec la référence aux sources des "noues" cachée sous son nom. La végétation est typique des vallons humides : menthe aquatique, véronique beccabunga, joncs sp., mais les haies sur talus des limites sont celles du bocage local. Claude et Philippe ont compté 20 essences différentes sur le pourtour. Paradoxalement, un seul vieux aulne est présent dans la liste. Les volumineux pieds de Ruscus fragon ("Petit houx") qui poussent dans les haies du remarquable chemin creux d'accès prouvent l'ancienneté du maillage local. Chevreuil et blaireau sont ici chez eux! Et la liste d'oiseaux est bien caractéristique de cet environnement semi boisé qu'est le bocage normand.

L'enjeu de la signature de la convention, c'est l'avenir de la parcelle comme prairie, ce qui sous entend l'organisation de petits chantiers d'entretien; Claude saura trouver l'aide auprès de ses amis et collègues du GONm. Sans l'intervention de l'homme, "la nature reprendra ses droits", à savoir dans ce contexte, le boisement. C'est une autre histoire, évolution qui n'est plus à négliger non plus vu la simplification du maillage bocager un peu partout dans la Normandie actuelle. Les bosquets éliminés lors des opérations d'élargissement du maillage ont un rôle capital dans la conservation de la biodiversité bocagère.



La signature a bien sûr été fêtée moque de cidre à la main. Du cidre de Marchésieux, issu de haute tige cela va de soi! Merci à nos hôtes... Deux journalistes nous ont accompagnés au cours de cette visite, une autre façon de faire connaitre nos préoccupations naturalistes.
Photos Philippe Gachet (qui n'est donc pas sur la photo de groupe!)

lundi 30 juin 2014

Animation au marais du Hommet, le 14 juin 2014


Cette animation dans le marais du Hommet  a lieu exceptionnellement en soirée. Ce marais faisant partie du PNR des marais du Cotentin et du Bessin est situé à un dizaine de kilomètres au nord-ouest de Saint-Lô. Quatre personnes sont présentes, deux personnes s'étant désisté au dernier moment.
Le petit vent désagréable du début est tombé rapidement et la douceur a prévalu pendant toute la sortie.

Fossé humide bordé d'une végétation haute
Vers 20 heures, un grand calme règne à l'entrée du  chemin qui mène dans le marais. Quelques espèces bocagères se font entendre, merle, rougegorge familier, accenteur mouchet, etc. Le petit groupe progresse sur le chemin bordé de deux haies constituées de jeunes saules, d'aubépines, de prunelliers et de  ronces. C'est une zone de transition entre le bocage et le marais. A gauche, un pré humide est envahi par les saules.

La fauvette grisette fait retentir son chant très bref : il est difficile de l'observer. Elle chante perchée sur un rameau de saule, s'élève quelques secondes de son perchoir et plonge dans la végétation, comme beaucoup de fauvettes. Dans les haies plus loin, la fauvette à tête noire et la fauvette des jardins chantent discrètement . Au retour, nous entendrons le chant grinçant  de l'hypolaïs polyglotte,  aux tonalités du dessous  jaune pâle : elle aime la  végétation dense du fossé avec ombellifères, orties ou valériane.

Hypolaïs polyglotte  chantant dans un saule
 

Ce soir, les oiseaux sont repérés par leur chant, . Le pouillot fitis est présent dans les saules. il y circule à mi-hauteur, ce qui ne rend pas son observation facile. C'est son chant qui permet de le distinguer de son cousin plus connu, le pouillot véloce, mais aussi ses pattes plus claires et son plumage verdâtre.

Un héron cendré approche, de son vol lent. A cette heure, il rejoint la héronnière qui se situe en dehors du marais. Le marais est un garde-manger riche pour cette espèce.
Un coucou gris est observé : on le reconnaît en vol à sa couleur grise et à sa queue plutôt longue. Dans ces zones humides, il trouve facilement des nids à parasiter (fauvettes) et aussi sa nourriture (grosses chenilles). Dans quelques jours, on ne l'entendra plus et certains seront déjà repartis vers l'Afrique.
Deux chevreuils jouent sur la prairie récemment fauchée. Le marais est très fréquenté par cette espèce dont on trouve les traces de passage un peu partout.
Hirondelles et martinets chassent encore au-dessus des prairies, tout en rejoignant les bâtiments où ils nichent..


Chevreuil à peine visible

Un peu plus loin, nous pénétrons vraiment dans le marais, zone de prairies de fauche traversée par des fossés humides remplis d'un végétation haute (limes).
C'est le domaine du phragmite des joncs, petite fauvette des marais au sourcil clair qui  alarme à notre approche et qui  circule d'un fossé à l'autre . 

Le phragmite des joncs bien caché dans la végétation

Le groupe arrive près d'une mare de gabion encore en eau. Un busard des roseaux s'envole. Pendant la période de nourrissage des jeunes, tout fait ventre pour ce rapace des zones humides,  oiseaux, insectes et invertébrés. Il fait des ravages parmi les jeunes foulques qui naissent sur la mare. C'est le mâle qui apporte la nourriture au nid pendant que la femelle reste sur le nid avec les petits.

Phragmitaie et mare de gabion
Dans cette zone située aux alentours de la mare de gabion et dans les prairies de fauche, de nombreuses espèces sont présentes, malgré  les grenouilles vertes qui commencent leur concert.  Le râle d'eau est entendu très brièvement mais il est très discret ; il sort parfois de la végétation. Il faut du temps pour observer le bruant des roseaux, reconnaissable à sa calotte noire, quand il se perche sur un rameau d'aubépine ou de saule. La locustelle tachetée, fauvette qui se déplace surtout au sol entre les hautes herbes, est  perchée sur une herbe haute d'où elle émet sa stridulation d'insecte. Trois chanteurs sont entendus simultanément.
 Un chant puissant et musical retentit : c'est la bouscarle de Cetti qu'il est très rare de voir, toujours cachée dans les buissons.
Le doux chant de la tourterelle des bois, visiteur d'été, parvient de la saulaie épaisse et buissonnante. Comme son nom l'indique, elle fréquente les milieux boisés où elle dissimule son nid difficile à repérer.


La lumière descend :il est temps de faire demi-tour même si  la douceur de l'air et des couleurs du marais au crépuscule incite à s'attarder et attendre d'autres  rencontres.

Cette sortie nous a permis d'approcher des espèces caractéristiques des marais en période nuptiale :   la plupart d'entre elles sont des espèces migratrices, à régime plutôt insectivore.
Le marais est particulièrement nourricier pour les oiseaux : pour qu'il le reste, il est nécessaire de veiller à maintenir une humidité suffisante, éviter la fermeture du milieu en maîtrisant les saules. Les fauches, comme ici au Hommet, doivent être faites tardivement pour préserver les nichées mais aussi pour favoriser la biodiversité de la  flore et de la faune.

Texte et images : Philippe Gachet .
Les photos ont été prises quelques jours auparavant.

Eclosion de petites tortues sur la valériane


Ci-dessous la liste des espèces observées et son commentaire rédigés par Claude Lebouteiller .




Nous ne pouvons répondre aux commentaires éventuels. Le blog ne le permet pas. Par contre, vous pouvez communiquer avec nous à cette adresse : ph.gachet@orange.fr


REPORTEE AU 21 SEPTEMBRE

Prochaine animation
 
Dimanche 14 septembre 2014
Les oiseaux migrateurs 
Gourfaleur 
Pont de Gourfaleur
 Route de Tessy sur Vire
RV : 9h 00 - Durée : 2h00