vendredi 11 avril 2014

Animation « Les oiseaux du centre-ville de Saint-Lô "

6 avril 2014


Un temps nuageux et calme a permis à cette animation en centre ville de se dérouler dans de bonnes conditions.  18 personnes sont présentes devant la mairie.
Juste avant la balade, un rougequeue noir chante du haut des trente mètres de la tour des pompiers. Le poste de chant est très élevé pour cet hôte de la ville, familier des toitures, qui niche dans des infractuosités et ouvertures des bâtiments. Il n'est pas rare de le rencontrer dans des zones industrielles sur les toits des entrepôts ou magasins. (bâtiments de la STEF à Saint-Lô).

Une corneille noire a installé son nid sur un des quelques arbres de la place. La corneille niche en solitaire alors que son cousin, le corbeau freux niche en corbeautière en limite de ville, dans des peupliers.
Sur les cheminées de l'Enclos, d'autres corvidés plus petits, plus gris, que la corneille, les choucas des tours construisent leurs nids dans les cheminées avec des branches ou des rameaux qu'ils vont chercher à proximité. Ils effectuent un manège incessant, ponctué du cri nasillard de l'espèce.

Choucas des tours

Les restes de la prison accueillent trois espèces d'oiseaux : les pigeons bisets ont installé leur nid sur des corniches sous l'ancien porche. Au moins trois couples de moineaux domestiques apportent des matériaux dans des fissures entre les pierres des vieux murs et un couple de pigeons ramiers a élu domicile dans un laurier palme qui pousse là, bien à l'abri des regards. Le pigeon ramier est de plus en plus présent dans les villes mais il n'est pas aussi envahissant que le biset : il a besoin d'un support végétal pour son nid, le plus souvent.

Un étourneau sansonnet s'engouffre dans une des bouches d'aération d'un immeuble. Juste au-dessous , c'est un moineau qui est installé. Nous quittons la place de la Mairie en jetant un dernier regard sur des pigeons bisets qui couvent sur la corniche intérieure des arcades commerciales malgré les picots mis en place ici pour les empêcher de construire le nid.

Mis à part le ramier, toutes les espèces observées sur la place de la Mairie, utilisent les bâtiments pour nicher et , pour certaines, vont se nourrir à l'extérieur, au plus près, sur des pelouses mais aussi dans la campagne environnante. Leur capacité de vol long le leur permet.

Nous nous dirigeons vers la promenade des remparts. Les jardins se trouvant à l'arrière des immeubles accueillent quelques passereaux familiers. Le troglodyte chante à pleine puissance malgré sa petite taille. Peu exigeant, il s'installe un peu partout. Un léger couvert végétal et quelques arbustes lui suffisent. On entend chanter en sourdine la fauvette à tête noire qui circule dans les arbustes et les buissons d'un jardin. Le pinson des arbres chante assez haut. Il peut utiliser le bord d'une gouttière comme poste de chant. Le pouillot véloce, plus facile à entendre qu'à voir, répète sa phrase simple.

Pigeon amateur de colza sur une cheminée de l'Enclos
Un couple de tourterelles turques arpente une cour à la recherche de quelque graine : le nid sommaire de rameaux et branches entremêlés est sûrement proche , à la fourche d'un arbre ou sur une corniche bien abritée. Voilà un bel exemple d'adaptation au milieu urbain pour cette espèce arrivée d'Orient en France dans les années 1920. Un pigeon ramier se régale du colza qui pousse sur une cheminée. Et plus bas, dans le rond-point, une tourterelle couve parmi les fleurs d'un jardinière.

Jolie composition avec tourterelle turque

Le groupe quitte l'Enclos, traverse la rue Torteron (qui correspond à l'ancien  lit du ruisseau "Torteron") et rejoint la rue des Fossés, à l'abri du bruit la circulation. Un haut talus boisé, versant nord de cette vallée, surplombe la rue . Les espèces rencontrées sont donc plus bocagères ou forestières. Le premier oiseau à se manifester est le verdier d'Europe, oiseau granivore habitué des quartiers périurbains et des parcs.Nous observons aussi , l'accenteur mouchet, le pouillot véloce, le merle noir, le chardonneret élégant, la mésange charbonnière, deux mâles de fauvette à tête noire bien visibles, tous oiseaux bocagers. Un couple de bouvreuil pivoine apparaît haut dans les branchages : on distingue bien la gorge et la poitrine rouge rosé du mâle. Grand consommateur de bourgeons, cette espèce souvent liée aux épineux, est malheureusement en déclin dans notre région. Une grive musicienne silencieuse est perchée bien en vue : elle montre son dessous tacheté de brun.

Le retour s'effectue en suivant les remparts. Assez peu d'oiseaux sont observés à cet endroit même si le talus avec ses graminées et ses fleurs poussant spontanément ici pourraient attirer certains oiseaux. On entend surtout le troglodyte bien présent partout. Nous écouterons encore deux mésanges bleues un peu énervées, l'une chante et l'autre pas. Des goélands argentés tournent dans le ciel, parmi eux des immatures (bande noire à l'extrêmité de la queue). Ces mouvements printaniers sont curieux et observés depuis deux-trois ans à la même époque aux mêmes endroits de la ville.

20 espèces ont été observées. Cinq d'entre elles occupent le plein centre-ville (place et immeubles avoisinants). Elles nichent là mais quatre  d'entre elles vont se nourrir à l'extérieur . Le nombre d'espèces observées augmente quand on s' éloigne vers la périphérie. Les petits passereaux  exploitent  au maximum les espaces verts existants ( jardin, parc, pelouse) qui se substituent au bocage voisin.

La ville représente aujourd'hui un espace accueillant pour les oiseaux, plus sûr, mais pour finir, citons Jean Collette (in Grand Cormoran n°76 ) que « pour la plupart des passereaux, la pelouse, le buisson, l'arbre restent les conditions nécessaires à l'installation d'un couple ». D'où la nécessaire présence d'espaces verts et d'arbres pour garantir une certaine biodiversité dans l'espace urbain.

Merci à tous les participants pour leur fidélité, leur attention et leur curiosité qui rendent toujours  ces animations très plaisantes.

Merci à Jean-Yves pour les photos.

Le groupe de participants à l'arrivée


Et au-dessus du groupe!


Texte : Philippe Gachet et Claude Lebouteiller

Photos : Jean-Yves Dilasser et Philippe Gachet


Prochaines sorties 

18 mai 2014

 Chants des oiseaux en forêt de Cerisy
  
 RV Parking de But,  Saint-Lô,  8h (covoiturage) ou Cerisy la Forêt (place principale) :  8h15

Oiseaux entre bocage et marais 

 RV  rue du  port, Ferme d'Emmanuel Cardet, Marchésieux,  Fête des curieux de nature  du CIVAM . 10h30

 Contact :  06 89 56 85 74


jeudi 27 mars 2014

Journée internationale de la forêt

Animation personnes malvoyantes -

 Cerisy la Forêt - 23 mars 2014


Il est 9h30. Un temps frais mais clair succède à une belle averse . 14 personnes sont présentes sur le parking du Bois l'Abbé en forêt de Cerisy. Parmi elles, se trouvent 4 personnes malvoyantes avec leurs accompagnateurs.

Le petit groupe de personnes malvoyantes et leurs accompagnateurs
Cette animation, initiée par Bernard Mille et Joëlle Berthou, en partenariat avec deux associations saint-loises Aide DV et Accès Cité est en effet destinée à des personnes « déficients visuels ».Elle se déroule dans le cadre de la première Journée Internationale de la Forêt pour laquelle le GONm propose dix animations en Normandie.

Cette sortie se déroulera en deux parties. Une première phase est consacrée  plutôt à l'écoute et la seconde au toucher.

Il s'agit donc d'abord, en se déplaçant dans la forêt,de distinguer les manifestations sonores , de quelques oiseaux forestiers, et aussi d'« évoquer » le milieu traversé. Le chemin suivi est bien stabilisé et ne pose pas de difficultés pour la marche.

Chaque espèce entendue est située dans l'espace et décrite. 5  réglettes de bois peuvent permettre, au toucher, de se représenter la taille de l'oiseau. Quelques petites informations sont données sur son comportement. Des gravures « grandeur nature » sont aussi à disposition pour les personnes qui ont une vue réduite. Les chants entendus sont réécoutés sur un téléphone portable.

Bernard fait écouter les chants entendus.

Nous traversons d'abord une zone forestière humide qui permet la présence de l'aulne glutineux familier des rives de rivière. Noisetiers et bouleaux sont aussi bien présents sur ces sols frais.
Beaucoup d'espèces utilisent les arbres de la forêt comme poste de chant.
Perché en bout de branche, le rougegorge familier marque son territoire par son chant flûté et mélodieux.
La grive musicienne perchée assez haut pousse son chant rythmé et varié.
Au loin, il faut tendre l'oreille pour entendre le chant de la grive draine qui résonne dans l'air pur.
Le pouillot véloce émet sa phrase musicale sans cesse répétée, ( tchif-tchaf) en circulant dans le taillis : peut-être est-il de retour de migration.
D'autres oiseaux se manifestent plus bas dans la végétation . A notre approche, le troglodyte mignon se manifeste par des cris d'inquiétude et un chant sonore, le couvert végétal des bords du chemin lui permet de circuler discrètement.
Un chant sifflé et mélodieux sort du roncier : c'est la fauvette à tête noire, toujours active. Elle revient peut-être du sud de la France où elle hiverne (ou d'Afrique?)
Nous touchons quelques chatons de noisetiers et de bouleaux . L'ajonc et le genêt poussent ici par endroits le long du chemin : les distinguer au toucher et à l'odorat est facile.
Les animateurs : Claude, Bernard et Philippe
Le terrain devient plus sec : sur la droite, nous longeons une hêtraie où la végétation basse se fait plus rare. Deux buses variables commencent à planer mais hélas, elles sont silencieuses. Une sittelle torchepot émet ses cris variés et son « hui-i-it » caractéristique. Avec ses congénères, elle est occupée à des poursuites haut dans les frondaisons. L'oiseau niche dans des cavités : si l'entrée lui paraît trop grande, il la cimente. Le trou apparaît alors boursouflé.
Souvent proches géographiquement des sittelles, quelques mésanges charbonnières chantent. On sent une légère agitation parce qu'il s'agit d'affirmer son territoire. La femelle est peut-être déjà occupée à garnir une cavité dans un arbre.
Une mésange bleue émet son cri roulé un peu râpeux. Elle explore les arbres du pied jusqu'à la cime. La charbonnière et la bleue ne se concurrencent pas dans la recherche de nourriture.
Enfin, il a mis du temps à se faire entendre : le grimpereau des jardins chante sa ritournelle discrète et progresse le long du tronc d'un chêne dont il apprécie la rugosité. Il trouve de la nourriture dans les infractuosités de l'écorce.

Le ciel devient menaçant et une averse de grêle s'abat rapidement. Il est temps de faire demi-tour. Tant pis pour les pics et les roitelets « prévus » un peu plus loin.
14 espèces ont été observées ou entendues, dont les espèces cavernicoles comme les mésanges et la sittelle qui ont besoin du vieux bois pour nicher et se nourrir. Une gestion raisonnable de la forêt laissant en place des boisements anciens et du bois mort favorise la présence de ces espèces qui participent à l'équilibre du milieu.

Pour  la deuxième partie de l'animation, le petit groupe se réfugie sous la halle de la place du village.

  Joëlle présente l'album d'identification des espèces qu'elle a réalisé.


 
Sur la page de gauche, on trouve le nom de l'oiseau  en Braille
Sur la page de droite, une représentation en relief...


...permet d'en suivre le contour.




 Quelques silhouettes d'oiseaux en bois sont également proposées au toucher.



 Guillaume, président d'Accès Cité peut se représenter  l'envergure de l'autour des palombes grâce à cette silhouette en contreplaqué.

 

Bernard fait explorer un rondin de bois avec des trous de pics. Des écorces différentes (aulne, chêne, bouleau ) sont aussi présentées ainsi que des morceaux d'aubier transpercé par les pics ou par les insectes xylophages.

Des nids de grives et mésanges sont également proposés . Pendant ces diverses manipulations, l'échange a toujours été important et riche, mêlant la curiosité et la bonne humeur.

L'animation se termine par un petit café gâteaux « mérité », vu le froid qui avait envahi la halle de Cerisy en cette fin de matinée. 

Remerciements à David Guillaume, président d'Accès Cité, Stéphane Guyot, responsable d'Aide DV, aux participants malvoyants et leurs accompagnateurs pour leur curiosité et leur écoute, à Joëlle Berthou, Bernard Mille, pour leur imagination et leur enthousiasme  et à Claude Lebouteiller pour ses apports botaniques.

Texte : Philippe Gachet
Photos : Joëlle Berthou et Philippe Gachet




vendredi 28 février 2014

Atelier nichoir 2

Le 22 février après-midi, les participants à l'atelier se sont retrouvés au musée du Bois Jugan à Saint-Lô pour le démoulage et le montage du toit sur le cylindre. Voici quelques photos de l'après-midi.

D'abord le produit fini, de face et de derrière. Très joli effet sur le Vichy du tapis.

Vue arrière
Vue de face























D'autres images de la finition. 








mardi 4 février 2014

Animation du 1er février 2014
Atelier fabrication de nichoir en béton de bois

Samedi 1er février, à l’initiative du GONm, section Saint-Lô, nous nous sommes retrouvés au musée du Bois Jugan pour réaliser des nichoirs en béton de bois. 10 personnes s’étaient inscrites mais en réalité, nous étions 15 dans cette salle. Deux journalistes (Ouest-France et la Manche Libre) étaient présents.

Ces nichoirs sont destinés à accueillir des mésanges bleues. Le diamètre du trou d'entrée permet, en principe, de sélectionner l'hôte.

11 moules avaient été fabriqués au préalable. Après quelques explications préliminaires, puis pesage des différents matériaux, chaque participant, attentif au conseil, s’est mis en action pour la préparation du béton de bois et mettre le contenu préparé dans le moule.

A 16h30, la première séance est terminée. Il faut attendre le séchage et déjà la date du 22 février à 14h30 est retenue pour se retrouver et achever son nichoir.

Après avoir rangé la salle, nous avons pris café, thé et gâteaux . Ce moment a permis un échange sur l’oiseau et ces nichoirs.

Un dossier comprenant notamment la fiche de fabrication et quelques conseils sur l'installation des nichoirs été remis à chaque personne.



L'animation s'est achevée à 18h.



Joëlle Berthou, Bernard Mille




P.S. Merci à l'entreprise Lejamtel qui a fourni le bois gracieusement et à la directrice du musée pour son accueil.


L'atelier en  images 
(Photos : Philippe Gachet)


Bernard prépare les doses.
  
Arthur mélange copeaux et ciment


 
Un peu d'eau par là-dessus





C'est dans ce moule qu'il faudra mettre le mélange obtenu

 
 On remarque le cylindre de bois qui permettra de faire le trou d'entrée
 
Il faut remplir le moule à la limite de la section en biseau
On peut tasser avec une baguette de bois ou à la main
Ca commence à sécher. Patience! rendez-vous le 22 février
 
Joëlle maintient le cylindre de bois pour que le mélange soit bien tassé. Bel effort!



L'atelier dans la presse

Pour voir la vidéo ; http://www.ouest-france.fr/ornithologie-normande-faire-des-nichoirs-mesanges-cela-sapprend-1901020

mercredi 22 janvier 2014

Animation du 19 janvier 2014 

Saint-Lô - Parc urbain du vallon de la Dollée


Ce matin, le soleil prend son temps pour  éclaircir et réchauffer le vallon encore embrumé. 30 personnes sont au rendez-vous. Comme prévu, nous allons préparer le GCOJ, le grand comptage des oiseaux de jardin organisé par le GONm, les 25 et 26 janvier 2014.


Les participants sont répartis en trois groupes animés respectivement, par Claude, Dominique et Philippe. Chaque groupe suivra, pendant 15 minutes, un parcours différent et relèvera les espèces rencontrées et leur effectif maximal au même moment.Attention, seules seront prises en compte les espèces qui occupent le milieu, soit parce qu'elles sont perchées ou au sol, soit qu'elles volent d'un endroit à l'autre du parc.

Chacun des parcours traversera des milieux différents, plus ou moins ombragés, plus ou moins secs ou humides, plus ou moins boisés.
Le rougegorge est bien présent dans le vallon, repéré par son chant
Il s'agit surtout d'initier, si besoin est, les participants à l'identification des oiseaux communs de nos jardins, par exemple  distinguer une mésange bleue d'une charbonnière, un merle d'une grive ou un accenteur d'un moineau. Chaque groupe est muni d'une planche représentant une vingtaine de ces espèces et permettant de les reconnaître plus aisément .
Il est prévu de se retrouver après ce  trajet et de faire une premier bilan.

Ce regroupement s'effectuera près d'une demie heure plus tard. Le bilan est  modeste en nombre d'espèces et aussi en nombre d'oiseaux. C'est la partie du vallon la plus ensoleillée qui recueille le plus grand nombre d'espèces. Les oiseaux s'activent lorsque la chaleur et la lumière sont suffisants.

Cette pause intermédiaire permet d'évoquer le problème du nourrissage  des oiseaux en hiver qui pourrait se résumer à deux règles de base : 1- Nourrir, oui, mais dès que l'on a commencé, ne pas arrêter, 2 - Nourrir, au plus tôt, dès le premier froid et arrêter dès le début de la période nuptiale.
Les chardonnerets circulent dans les aulnes en petits troupes
Chaque groupe reprend ensuite son parcours. Là, nous nous intéresserons à toutes les espèces observées, qu'elles occupent les lieux ou qu'elles le survolent. Le nombre d'oiseaux notés s'avère plus important malgré les dérangements successifs dûs à l'activité qui règne dans le vallon le dimanche matin (cyclistes, joggers, promeneurs et chiens).
La preuve : aucun oiseau lié aux milieux humides et recherchant sa nourriture  au sol ou dans l'eau ne sera vu bien qu'il fréquente régulièrement les lieux. Cela est vrai  du héron cendré, de la poule d'eau, de l'aigrette garzette et de la bergeronnette des ruisseaux.

Le document ci-dessous  présente les résultats obtenus, .  Comme le prévoit  la méthode   en oeuvre pour le Grand Comptage des Oiseaux de Jardin, nous avons retenu, pour chaque espèce le plus grand nombre d'oiseaux vus simultanément.



19 espèces ont été observées. C'est un score relativement élevé dû au fait que nous avons traversé des milieux différents. Presque toutes ces espèces  visitent les jardins, sauf la bergeronnette grise (ou Yarrell) qui est plus familière des espaces dégagés, des prés humides et des parkings (!). Là, ce sont les pelouses et les rives du petit plan d'eau qui l'attirent. La grive draine ( grande grive aux grosses tâches sombres sur la poitrine) qui se perche souvent dans de  grands arbres, comme les peupliers, pour chanter, n'est pas une familière des jardins. Le pouillot véloce est un migrateur partiel, plutôt rare  en hiver. Il fréquente plutôt les petites zones humides et explorent les grandes herbes ou les saules à la recherche de quelque petite araignée.
Le chardonneret élégant est l'espèce dont l'effectif est le plus important ce matin :  grégaire en hiver, il se déplace en petites troupes le long des rivières : nous  observons quelques individus  au sol récupérant les graines tombées des aulnes qui font partie de la végétation commune des bords de rivière (ripisylve).

Un décompte du total d'oiseaux observés nous aurait  permis de faire apparaître l'abondance relative  de la  mésange bleue, du rougegorge familier facile à repérer grâce à son chant territorial et du moineau domestique qui glane, en petite troupe, les céréales d'une petite basse-cour située à l'entrée du parc.
Le grimpereau des jardins apprécie les écorces rugueuses


Un oiseau moins connu apparaît dans les observations : le grimpereau des jardins. C'est un oiseau forestier assez courant mais pas toujours repéré. Avec son plumage mimétique, il  grimpe discrétement par "à coups" le long des troncs à la recherche de quelque nourriture dans les infractuosités de l'écorce. Il  aime bien les aulnes (comme le chardonneret) et le chêne.


D'autres oiseaux ont été observés :  le plus souvent  de passage, en vol au-dessus du parc. Le choucas des tours qui commence à s'installer sur certaines cheminées du centre ville, part  vers la campagne en quête de nourriture. La buse variable survole le vallon, bien sûr houspillée par quelques corneilles :  ses zones de chasse plus ouvertes sont proches. Le grand cormoran passe, allant sûrement vers la Vire, un de ses garde-manger hivernaux. Certains d'entre eux iront, sous peu, nicher en bord de mer ou sur des ilôts à Chausey, Tatihou et Saint-Marcouf, d'autres au bord de certains fleuves ou lacs. Les mouettes rieuses se dirigent vers les prés humides de la vallée de la Vire. Un canard colvert est aussi noté. Et enfin, un pic vert  fait entendre son rire, marquant bien ainsi l'allongement des jours.

A noter l'absence de passereaux nordiques peu présents cette année, à cause de la douceur du temps. (pinsons du nord et tarin des aulnes).

Nous espérons que cette sortie a convaincu les participants de prendre les 25 et 26 janvier prochains  une heure de leur temps pour compter les oiseaux de leur jardin ou du parc public voisin  et prendre part à une expérience de science participative.

Pour plus de renseignements ou  remplir le formulaire d'enquête, il suffit de se rendre sur le site du GONm (http://www.gonm.org/) et de cliquer sur l'oiseau clignotant à gauche.


Merci à tous pour votre intérêt et votre curiosité toujours appréciées.
Merci aussi à Dominique Boucquerel qui, au pied levé, a pris un groupe en charge et à Denis Hallé pour les photos.
Philippe Gachet
Prochaine sortie
 6 avril 2014
Les oiseaux du centre ville
RV 10 h 00 Devant la mairie, place du Général de Gaulle SAINT-LO

Guettez quand même le calendrier des animations  sur le site ou sur le blog, des animations non prévues peuvent être organisées .

Le GONm est dans la presse
Côté Manche du 22 janvier 2014


Ouest-France du 18 janvier 2014

Côté Manche du 8 janvier