mercredi 31 octobre 2012

Refuges GONm

Les refuges du GONm


Qu'est-ce qu'un refuge GONm?


Le GONm  a  mis en place des refuges qui, par une convention, engage le signataire à permettre l'accueil et la protection des oiseaux sur son terrain. Le GONm fournit en échange des conseils techniques d'aménagement et s'engage à faire un relevé annuel des espèces du refuge. Un correspondant du GONm est chargé de cette tâche . 

Des conventions de refuge ont été signées entre le GONm et des professionnels (carriers, agriculteurs, maraîchers, forestiers, etc) ou des particuliers. Plus  de 120  chartes existent dans les cinq départements normands.

Des refuges dans la région saint-loise


Quatre refuges ont été créés dans le Saint-Lois depuis deux ans :

- à Saint-Fromond, dans le verger conservatoire de l'association des "Croqueurs de pommes".


- à l'EREA de Saint-Lô,  établissement scolaire qui accueille des élèves en difficulté scolaire. (1ha)


- à Saint-Gilles, sur l'exploitation maraîchère de M. Laurent Bignon.


- à Dangy, sur la propriété de M. Franck Letellier (1,5ha)


Pour en savoir plus sur les refuges,
 consultez  le site du GONm,

 http://www.gonm.org/refuges/refuges

mardi 23 octobre 2012

Animation ornithologique

  Sortie du 9 septembre 2012


SAINT-LO : du parking de Lidl  jusqu'au village du Hutrel.
Très beau temps
16 participants
 

 Du parking de Lidl, nous observons quelques espèces urbaines : tourterelle turque chantant sur un poteau électrique, des pigeons bisets (reconnaissables à leur croupion blanc) perchés sur les toits, une grive musicienne dans une haie de thuyas et une corneille noire en maraude.
Pinson des arbres mâle
Le parc de l'hôpital Bon Sauveur,  visible avec ses vastes pelouses et une végétation arbustive abondante et diversifiée,  attire les turdidés (rougegorges, merles noirs et grives musiciennes) qui recherchent leur nourriture au sol, invertébrés et insectes. Quelques rougegorges fouillent les paillis d'écorces et explorent les branches du sureau. La grive musicienne arpente les pelouses et les massifs en quête de mollusques, de vers et d'insectes.. Le bouleau accueille le pouillot véloce, petit oiseau très mobile à pattes sombres qui se faufile de branche en branche à la recherche de quelque araignée ou insecte. Certains pouillots passent l'hiver dans notre région le long de petites zones humides  avec des saules.
La mésange charbonnière picore des petits insectes ou de petites araignées sur le grillage de clôture.La mésange bleue (calotte bleue, dessous jaune) se fait entendre avec son petit cri roulé un peu âpre.

A l'entrée du Chemin du Buot, on aperçoit le minuscule troglodyte,  reconnaîssable à sa courte queue souvent relevée. Il fréquente les zones basses de végétation et son vol est souvent rasant et peu élévé.
Un pinson femelle, posé sur le chemin, recherche petites graines ou petits cailloux digestifs. La femelle a un plumage plus clair que le mâle : la barre alaire blanche est le signe distinctif de cette espèce qui se nourrit de graines en automne et en hiver. Le discret accenteur mouchet recherche des petites graines sur les endroits à nu.

Montant le chemin du Buot, nous constatons la dégradation du talus de part et d'autre : un entretien drastique et souvent précoce supprime toute végétation sur le rebord du talus et empêche la présence d'espèces qui recherchent ce type de milieu (troglodyte, rougegorge-pouillot véloce) . Peu d'espèces sont visibles aujourd'hui sur ce chemin qui est un maillon essentiel dans le bocage : on entend les deux mésanges déjà citées, le pinson, le troglodyte, le rougegorge et le pic vert. Et aussi, le cri de l'épeichette, qui explorait peut-être les branches mortes d'un chêne.
A l'approche du village, dans un if, le roitelet huppé, minuscule oiseau fréquentant surtout les conifères, émet son chant aigu et rythmé.. Le moineau domestique est proche des habitations, occupant quelque haie de laurier.
Le village du Hutrel est très calme : la mare accueille un couple de poules d'eau. Deux buses variables tournoient dans le ciel ; l'une d'elles en pleine lumière, paraît très claire. Le plumage de ces buses peut être très varié : certaines paraissent presque blanches.
Mare du village du Hutrel
Nous nous rendons pour finir vers une friche de céréales bordée par une petite zone peu entretenue (ronces, ombellifères, chardons) et une peupleraie. Un chardonneret survole rapidement notre groupe. Les friches herbeuses  l'intéressent avec leurs chardons, bardanes et autres dents de lion.
Une fauvette à tête noire manifeste son inquiétude dans le roncier :  elle est à cette époque très discrète même si on note une petite reprise des chants. Particularité de cet oiseau, la femelle a une tête (calotte) rousse. 
Au retour, un grimpereau des jardins  est entendu et quelques hirondelles de fenêtre aperçues en vol migratoire.
Au total, 23 espèces ont été observées en deux heures. Cela représente une certaine biodiversité et montre la nécessité de maintenir et d'entretenir haies et chemins ruraux, facteurs importants d'installation des oiseaux.
Grimpereau des jardins
Merci à Mr Gilles Charlon de nous avoir apporté les éléments architecturaux et historiques sur le village du Hutrel.
Parcours effectué

Liste des espèces : accenteur mouchet, rougegorge, grimpereau des jardins, fauvette à tête noire, pouillot véloce, pinson des arbres, chardonneret élégant, moineau domestique, grive musicienne, merle noir, mésange bleue, mésange charbonnière, pic vert, pic épeichette, tourterelle turque, pigeon biset, pigeon ramier, hirondelle de fenêtre, hirondelle de cheminée, roitelet huppé, corneille noire, pie bavarde, buse variable.
                                                           
Prochain rendez-vous
 Dimanche 2 décembre 2012 - 10 h00 Les oiseaux des prés humides de la Vire
RV parking du pont de  Candol - Saint-Lô
Bottes très conseillées
Contact : 06 89 56 85 74

A noter : Samedi 10 novembre 2012, 17h00 Dortoir des cigognes blanches 
Château de la Rivière Saint-Fromond. Animation : Alain Chartier (02 31 92 53 85)

lundi 11 juin 2012

Animation ornithologique

Sortie du  10 juin 2012

Marais du Hommet
Le HOMMET D'ARTHENAY 
Météo très défavorable. Humidité et pluie.
7 participants

Le marais est constitué de prairies inondables délimitées par des canaux appelés « limes ».
Cet espace naturel doit son équilibre à de nombreuses activités traditionnelles comme le pâturage, la fauche et le curage des canaux.
Mais comme nous avons pu observer, à certains endroits, ces activités ont cessé, le milieu ouvert a tendance à se fermer : la pousse des roseaux (phragmites…..) et des saules… n'est plus limitée.
Nous pouvons ainsi observer de nouvelles espèces d’oiseaux.
Liste des espèces observées
La météo humide n'a pas permis une observation aisée des oiseaux fréquentant cette zone humide : malgré cela, 32 espèces ont finalement été dénombrées, alliant à la fois espèces bocagères et espèces plus spécifiques des zones humides.
 Les sylviidés (fauvettes, hypolaïs, etc ) ont été particulièrement remarqués et ont bien marqué la différence entre bocage et marais. La préservation des zones humides, avec une gestion concertée de l'eau et des espaces reste toujours d'actualité et une nécessité pour la biodiversité.
Mare de gabion


Pinson des arbres
Plusieurs chanteurs surtout en bordure de marais mais aussi dans les saules qui bordent le chemin.
Troglodyte mignon

Un chanteur se manifeste du côté du marais.
Grive musicienne

Un chant hésitant d'un individ perché sur un chêne.
Geai


Deux à trois individus passent d'une haie à l'autre côté est du chemin.
Hirondelle de cheminée

Plusieurs chassent au-dessus des prairies de fauche.
Martinet noir

Les insectes sont plaqués au sol, les martinets chassent très bas. Ils nichent dans les villages environnants.
Fauvette à tête noire
4 à 5 chanteurs : les secteurs boisés avec un couvert végétal important (ronciers par exemple) attirent cette fauvette.

Fauvette grisette
Transport de nourriture pour deux individus dans une prairie qui n'est plus exploitée. Va et vient incessant de cette migratrice qui apprécie les endroits découverts avec buissons , les friches herbeuses avec arbustes ou épineux (pruneliers, aubépines)
Hypolaïs polyglotte
Un chant et une apparition très furtive de ce passereau migrateur au chant varié qui se fait entendre dans les haies buissonnantes des terrains secs. Remarqué à son dessous plutôt jaune.
Pouillot véloce
Quelques chanteurs notamment dans les saules qui colonisent la prairie de fauche à l'abandon.
Buse variable

Le temps humide n'empêche pas la buse de planer haut dans le ciel




Busard des roseaux
Le busard mâle prend lui aussi un peu d'altitude avec son vol chaloupé : il niche dans le marais dans les roselières ou les prairies de fauche. Un autre busard fréquente le marais : le busard cendré.
Coucou gris

Entendu à deux reprises.
Poule d'eau


Un cri dans le réseau de fossés humides et de petites mares du marais.
Bouvreuil pivoine
2 individus passent des saules au couvert de la haie sur talus.
Verdier d'Europe

2 décollent des saules qui colonisent la prairie en friche.
Linotte mélodieuse
Deux individus sont observés dans la partie la plus découverte et humide du marais. La linotte aime les lieux découverts et plutôt secs.
Chardonneret élégant
Plusieurs individus qui trouvent une nourriture facile dans les prairies de fauche et les friches herbeuses.
Bruant des roseaux
Plusieurs mâles font entendre leur chant bref et hésitant, perchés sur des saules ou sur de l'oseille sauvage (doche)
Bergeronnette flavéole (flavissima)
Un individu nous fait admirer sa magnifique livrée jaune vif, (deux espèces distinctes nichent en Normandie, la flavissima et la flava) devant le gabion.

Phragmite des joncs
Le réseau de fossés humides avec sa végétation touffue abrite de nombreux couples de cet oiseau reconnaissable à son sourcil blanc sale et son dos rayé. Nous découvrons deux individus qui transportent de la nourriture et nourrissent au fond d'un fossé.

Rousserolle effarvatte
Une rousserolle fait entendre son chant rythmé et plein d'imitations, un individu apparaît et se faufile dans les roseaux. La rousserolle est plutôt claire en dessous et le dos est brun uniforme. Elle apprécie les zones humides .
Bouscarle de Cetti
Elle fait entendre son chant puissant et assez bref d'un saule ou d'un fouillis végétal près de l'eau. Elle est sédentaire et peut être victime d'hivers très froids.

Cisticole des joncs
Deux individus au moins émettent leur chant tsic tsic tsic dans leur vol ondulé au-dessus de la prairie de fauche. Ce petit oiseau méridional très prolifique niche dans les herbes . Il est lui aussi victime des coups de froid hivernaux.




Mésange charbonnière


Fréquente volontiers les saules et les zones plus humides

Mésange bleue



Un cri entendu dans les saules qui bordent le chemin
Etourneau sansonnet

Des jeunes au sol sur des prés fauchés.
Pigeon ramier

Chante et circule en bordure de marais.
Moineau domestique
La présence de haies monospécifiques et de quelques volailles à la maison du marais explique son observation.
Merle noir
Fréquente la lisière bocage-marais mais et est beaucoup moins présent dans le marais lui-même.
Accenteur mouchet


Un chanteur entre la maison des marais et le chemin.
Goéland argenté
Plusieurs en vol vers le sud viennent peut-être du centre d'enfouissement des déchets de Saint-Fromond
Corneille noire
Présente partout

Fauvette babillarde
Entendue très brièvement, observée deux jours avant dans le même secteur , un peu le même milieu que la grisette mais plus dense.

Prunelliers en fleur le long du chemin qui traverse le marais du nord au sud.


Les saules colonisent les prairies de fauche non entretenues