jeudi 20 mars 2025

Animation du 19 mars 2025 à Cerisy-la-Forêt/50

 


Le temps est calme et assez clair. Il s'adoucira et s'ensoleillera en deuxième partie.

Les 14 participants se retrouvent à la maison forestière du rond-point et empruntent la route forestière de Bois-l'Abbé. Ce chemin longe des parcelles forestières de nature différentes, futaie de hêtres, parcelles de régénération, taillis sous futaie, taillis, parcelles enrésinées, parcelles de boisement ancien anciennes.

L'oiseau le plus présent vocalement est le pouillot véloce, petit oiseau migrateur partiel qui rechante en mars. En hiver, si il lui arrive d'être présent, il est muet.

Deux autres espèces sont entendues plusieurs fois, la grive musicienne qui lance son chant long et rythmé et le pinson des arbres qui émet un chant toujours semblable et sans variation. Une fauvette à tête noire circule et chantonne dans les ronciers proches de la maison forestière.

Dans la hêtraie, nous observons les mésanges bleue et charbonnière, mais aussi la mésange nonnette identifiée grâce à son cri et à son activité plus remuante. Un couple de mésange à longue queue circule le long de l'allée : les couples se forment. Nous observerons au retour dans ce secteur, 3 sittelles torchepots qui viennent volontiers se nourrir dans ce secteur : elles sont énervées et actives comme souvent en période prénuptiale, un roitelet à triple-bandeau qui chante à proximité d'un lierre, plante qu'il fréquente souvent et aussi un pic mar très mobile dans la canopée.

Du secteur où le bois ancien a été volontairement maintenu depuis plusieurs années, décolle un pic noir, reconnaissable à sa taille, son vol ample et onduleux et sa tonalité sombre. Cet oiseau très forestier  peut sortir de la forêt pour s'installer dans un bocage boisé avec de vieux arbres : on le rencontre  jusqu'à la mer à l'ouest du département de la Manche. Même si il a progressé largement depuis plusieurs années, il reste un oiseau assez peu fréquent. Il pourrait être limité par la disparition du hêtre qui est son essence de prédilection pour creuser une cavité.


Du même endroit, deux canards colverts passent en vol : ils ont décollé de la clairière très humide que nous longerons plus loin. 

Une période de calme avec peu d'activité suit : le troglodyte mignon, les mésanges habituelles, le pinson et  le grimpereau des jardins se font entendre régulièrement. Nous apercevons un chevreuil timide dans une travée. Le squelette d'un cerf est trouvé sur le bas-côté du chemin (cf photo)

Nous arrivons à la clairière : c'est un vaste parcelle qui a été déboisée depuis plusieurs années. Elle est un peu en libre évolution mais reste encore un milieu ouvert qui espérait accueillir certaines espèces de papillons forestiers et l'engoulevent d'Europe. C'est un lieu de passage du pic noir qui profite de quelques arbres morts laissés sur place. Elle accueillera dans quelques semaines, le pipit des arbres.


Nous arrivons à une parcelle où sont maintenus  de vieux arbres dont certains bien travaillés par le pic noir (un hêtre, cf photo) et le pic épeiche (une chandelle de bouleau avec de nombreuses cavités). Nous entendons les cris secs du pic épeiche, "psic",  que nous devinons plus que nous ne voyons. Cette parcelle est assez vivante habituellement mais aujourd'hui, les oiseaux ne se bousculent pas : une buse variable trace quelques orbes au-dessus de la cime des arbres, deux geais des chênes crient, alarmés par notre passage sûrement ou un intrus pédestre. La sittelle torchepot est entendue aussi mais le pic mar familier des lieux ne répond pas. Par contre, le chant du pic vert (son rire) est bien net et proche. Un verdier d'Europe est aussi entendu : il y a un effet de lisière qui permet d'observer des espèces qui ne sont pas véritablement forestière (chardonneret et linotte ici).

D"autres oiseaux seront aperçus en vol, la grive mauvis qui va quitter la région rapidement et l'étourneau sansonnet en petit effectif, signe de formation de couple. Les étourneaux utilisent les trous de pic pour nicher : ce n'est pas cela qui manque dans une forêt.

Nous revenons sur nos pas vers notre point de départ. 27 espèces ont été observées : ce qui constitue un bon score forestier. Les espèces forestières caractéristiques ont été vues. Revenez dans un mois sur le site, vous constaterez le changement de fond sonore. La fauvette à tête noire sera beaucoup plus audible et certains migrateurs arriveront : pipit des arbres, pouillot siffleur éventuellement, rougequeue à front blanc et plus tard le gobemouche gris.

Liste des espèces : accenteur mouchet, buse variable, canard colvert, corneille noire, étourneau sansonnet, fauvette à tête noire, geai des chênes, grimpereau des jardins, grive mauvis, grive musicienne, merle noir, mésange à longue queue, mésange bleue, mésange charbonnière, mésange nonnette, pic épeiche, pic mar, pic noir, pic vert, pigeon ramier, pinson des arbres, pouillot véloce, roitelet à triple-bandeau, rougegorge familier, sittelle torchepot, troglodyte mignon, verdier d'Europe

Photographies : Patrick Potevin

 



On n'entend rien!

Prochaine animation

SAINT-FROMOND/50

Cigognes et autres oiseaux du marais

Mercredi 16 avril 2025 à 9h.

Rendez-vous : 9h sur le parking du château accès par la D 377. Covoiturage possible : 8h30 parking Leclerc Agneaux.

Contacts : abrodin@wanadoo.fr et ph.gachet50@orange.fr

 

 

 

 

samedi 22 février 2025

Animation du 19 février 2025 à Pont-Hébert/50

 Le temps est calme, nuageux et sans vent. Les températures radoucissent. 

14 personnes sont présentes au rendez-vous sur le parking du centre-bourg.

Mésange à longue queue au bout des jumelles (JMJ)
C'est, dès le départ, l'occasion de repérer quelques oiseaux urbains, tout au moins liés au bâti et aux habitations du bourg  Les plus connus d'entre eux sont les pigeons domestiques et les moineaux domestiques. Déjà, on peut observer des comportements prénuptiaux (avant la reproduction) : les choucas des tours, petits corvidés gris et noirs à l'œil bleu, assez bavards en période de reproduction, occupent très tôt dans la saison la cheminée où ils installeront leur nid. Les places sont chères d'autant plus que cette espèce est en évolution favorable en Normandie. La même progression est observée en Bretagne. Les moineaux domestiques dont nous distinguons bien le mâle et la femelle sont en phase d'appropriation des sites de nid, ici des espaces sous les toits ou des cavités dans les murs. Ils deviennent aussi plus bruyants à cette période. L'accenteur mouchet est entendu : le chant est fluide et sans variation. Deux individus se rapprochent sur le toit d'un bâtiment.

 Deux tourterelles turques se poursuivent. Un oiseau sera entendu plus tard poussant ses 3 notes entrecoupées de pauses plus ou moins longues. Pour elle, aussi la saison nuptiale commence.

A droite la Vire, à gauche le petit bois (JMJ)
Le pinson des arbres chante : ce n'est pas une espèce urbaine même si on la rencontre beaucoup en ville. Elle est liée ici à la présence de l'arbre qui lui procure poste de chant et site de nid. C'est la période de début du chant. Nous aurons  l'occasion ensuite de distinguer les différences de plumage entre le mâle et la femelle. Le mâle va devenir de plus en plus coloré et la femelle va rester relativement brun-gris.

Avant d'emprunter le chemin, une fauvette à tête noire est observée furtivement, sortant des buissons. Insectivore au printemps, cette fauvette se met à manger des fruits à l'automne ( mûres, aubépine, lierre, etc). C'est un migrateur partiel qui peut se rencontrer en hiver comme on le constate ici. Un autre migrateur partiel est vu aussi, dans la végétation de la rive de la Vire, circulant dans les branches basses. C'est le pouillot véloce qui trouve encore quelques insectes, larves ou œufs dans les secteurs humides.

Des observateurs assidus
Nous empruntons le chemin de halage qui est relativement sec et donc praticable. La grive musicienne entonne son chant saccadé et rythmé. Elle n'est pas facile à voir. Elle a la stature d'un merle, est brune sur le dessus, claire au-dessous avec des tâches allongées dites sagittales en forme de flèche sur la poitrine et le ventre. 

Deux mésanges à longue queue circulent dans la végétation de la rive, petite boule reconnaissable à sa tête noir et blanc et sa longue queue qui lui donne un vol très onduleux et saccadé.

Nous observons quelques espèces liées à la rivière et aux milieux humides. Le grand cormoran est vu à plusieurs reprises, c'est un hivernant courant sur la Vire. Il y a quelques dortoirs nocturnes ici et là le long du fleuve. Les oiseaux présents ici rejoindront dans quelques semaines leur colonie de reproduction soit continentales (Tourbière de Baupte, bords de lacs, de rivières ou d'étangs) soit maritimes (colonie sur des zones rocheuses). Un couple de canard colvert est discret au bord de la rive : il lui faut de la végétation retombante pour installer son nid. Pour cette espèce, la reproduction a commencé. Une autre espèce de rivière est entendue : c'est la poule d'eau qui montre déjà ses belles couleurs de reproduction, rouge au bec, blanc de la queue.

Pouillot véloce (PPo)
Sur les prairies de la vallée, nous apercevons un héron garde-bœufs puis plusieurs qui le rejoindront sur l'autre rive. Sa présence est liée au bétail, bovins ou chevaux. Cet oiseau, au bec jaune assez court et épais, est d'apparition récente en Normandie mais il a vite colonisé l'espace. L'apparition en tant qu'hivernants et nicheurs des hérons blancs est à mettre en rapport avec le réchauffement climatique : aigrette garzette, grande aigrette et garde-bœufs sont des espèces sudistes à l'origine. Un héron cendré déploie son vol ample et lent, au-dessus de la prairie : le héron est un prédateur de petits mammifères ; on dit à ce moment-là qu'il mulotte, comme le renard. Quelques mouettes rieuses sont posées dans une petite cuvette humide. Plusieurs types de plumage sont observés : adultes avec calotte chocolat en livrée nuptiale, adultes en plumage hivernal avec tête clair et petite tache derrière l'œil, individus en plumage intermédiaire et oiseaux immatures, traces brunes dans le  plumage et extrémité de la queue noire. 

Un oiseau se fait remarquer en décollant rapidement d'une prairie humide. Le vol est rapide un peu chaloupé, le bec est long et paraît disproportionné par rapport au corps. L'oiseau effectue un large cercle et vient se poser à son point de départ, petite dépression avec joncs. C'est la bécassine des marais typique de ces milieux. L'oiseau est hivernant et a disparu quasiment de la liste des oiseaux nicheurs.

Tiens, la grive draine chante au loin. Le chant caractéristique résonne fortement car l'oiseau est perché, haut pour chanter.  L'espèce est plus localisée que la grive musicienne. Il lui faut souvent des peupliers avec du gui pour être présente en hiver. Aux beaux jours, elle peut se rapprocher des habitations pour nicher.

Buse variable (PPo)
3 buses variables sont observées dont 1 perchée près d'une corneille noire et d'un reste de nid. Concurrence? Pas certain que la buse l'emporte. Deux autres buses se poursuivent marquant ainsi le début des manœuvres nuptiales. Le fait de les voir monter et effectuer des cercles lents dans le ciel est  un signe de parade.

Les deux versants de la vallée sont assez boisés et même forestiers par endroits. D'où la présence des pics, qui fréquentent  aussi la ripisylve (végétation des rives avec ses bois tendres). On entend le tambourinage bref et sonore du pic épeiche, qui ne sera pas vu, et aussi le chant (ou rire) du pic vert.

En arrivant près d'un petit bois où l'on rencontre régulièrement des oiseaux forestiers comme les pics, les mésanges, le grimpereau et la sittelle torchepot. Seule, la sittelle torchepot se fait entendre mais pas voir.  

Au retour, nous entendrons le pipit farlouse, hôte discret des prairies légèrement humides où l'eau affleure à peine. Si le cri n'est pas entendu, il est facile de passer à côté de cet oiseau. Le grimpereau des bois qui aime bien les écorces épaisses des aulnes chante par ci par  là. Il ne sera pas vu non plus.

Rougegorge familier chantant (PPo)

La sortie s'achève. Il est temps de récapituler tout ce qui a été vu. Les participants très attentifs n'ont rien oublié. 35 espèces ont été observées malgré l'absence d'espèces régulières sur le site, la bergeronnette des ruisseaux, la mésange nonnette et le faucon crécerelle. Merci à eux et elles  pour leur curiosité et leur bonne humeur.

Ils ont chanté ce matin : accenteur mouchet, grimpereau des jardins, grive draine, grive musicienne,  mésange bleue, mésange charbonnière, pic vert, pinson des arbres, rougegorge familier,  tourterelle turque, troglodyte mignon

Photographies : Jean-Marc Jansen (JMJ) Patrick Potevin (PPo) 

Liste des espèces : accenteur mouchet, bécassine des marais, buse variable, choucas des tours, canard colvert, corneille noire, étourneau sansonnet, fauvette à tête noire, geai des chênes, goéland argenté, grand cormoran, grimpereau des jardins, grive draine, grive musicienne, héron cendré, héron garde-bœufs, merle noir, mésange à longue queue, mésange bleue, mésange charbonnière,  moineau domestique, mouette rieuse, pic épeiche, pic vert, pigeon biset domestique, pigeon ramier, pinson des arbres, pipit farlouse, pouillot véloce, poule d'eau,  rougegorge familier, sittelle torchepot, tourterelle turque, troglodyte mignon, verdier d'Europe.

 

Prochaine étape

Mercredi 19 mars 2025

MONTFIQUET/14

Chants des oiseaux forestiers

Ecoute des chants du Bois-l'Abbé, seul secteur manchois de la forêt de Cerisy.

Rendez-vous : 9h30 parking de la maison forestière du rond-point qui se trouve sur la D13 entre le carrefour de l'embranchement et Cerisy-la-Forêt. 

Contacts : abrodin@wanadoo.fr ph.gachet50@gmail.com

jeudi 23 janvier 2025

Animation du 22 janvier 2025 à Geffosse-Fontenay/14


Les adhérents saint-lois du GONm s'étaient décentralisés, ce jour-là, en baie des Veys à Geffosse-Fontenay. Après une dizaine de jours très froids, la douceur était de retour avec un temps gris et brumeux, comme on les aime, mais pas idéal pour l'observation des oiseaux. Le temps est calme cependant. Heureusement, les 9 participants ont échappé à la pluie qui est arrivée en abondance en toute fin de parcours. 

Bécasseau variable
Les premières espèces observées sont des espèces communes, liées à la haie, rougegorge familier et merle. Une bande d'étourneaux sansonnets circule : la plupart de ces oiseaux proviennent de la grande exploitation agricole au sud.

Dans une prairie de mielle à l'arrière de la dune, quelques oiseaux sont au repos ou en recherche de
nourriture : quelques vanneaux huppés, des courlis cendrés et 1 goéland cendré. Le vanneau huppé noir et blanc de loin est un limicole qui peut descendre en nombre dès qu'il y a un coup de froid important. C'est un oiseau hivernant assez habituel des zones humides, des zones littorales et aussi des espaces cultivés. Il peut former des grands groupes comme dans les marais de Gorges dans la Manche. Le courlis cendré est un oiseau commun sur les vasières et, comme on le voit ici,  sur des prairies humides et des zones cultivées. Son bec recourbé et long permet de le reconnaître. Autrefois, il se reproduisait dans les hautes vallées de certains cours d'eau. Cet oiseau a fait l'objet d'un moratoire de chasse pour le protéger des menaces qui pesaient sur lui. Hivernant, il se reproduit en Normandie, dans les marais du Cotentin principalement. Le goéland cendré n'est visible qu'en hiver en Normandie ; c'est un petit goéland de la taille d'une mouette rieuse avec qui il peut être confondu de loin.


Nous quittons la route pour suivre l'arrière-dune. Tout de suite des mouvements sont perceptibles au sol dans la végétation. Les pipits farlouses sont discrets. Seul leur cri de vol permet de les identifier rapidement. Bec pointu, plutôt brunâtre et strié sur la poitrine, les flancs  et une partie du ventre, les rectrices externes claires, pattes couleur chair, il est assez farouche. 

Grand gravelot

D'autres passereaux circulent à la recherche de nourriture sur l'arrière-dune où se sont déposés des algues qui en se décomposant procurent  de la nourriture aux oiseaux . Nous verrons le rougegorge familier, le pouillot véloce et le tarier pâtre explorer cette laisse de mer.

Il faut maintenant poser la lunette et identifier tous les oiseaux de la vasière. La plupart d'entre eux se nourrissent et quelques-uns sont au repos comme au loin, goéland argenté et goéland marin et le grand cormoran. Plus près de nous, sont observés quelques petits limicoles caractéristiques (limicole est un terme général qui désigne les oiseaux qui se nourrissent dans la vase, leur morphologie est adaptée à la recherche de nourriture sur des espaces vaseux ou sableux : le bécasseau variable, le bécasseau sanderling et le grand gravelot. Le bécasseau variable est le plus courant des limicoles sur les côtes normandes. Il peut former des groupes importants. Il arpente tranquillement et sans relâche la vasière. Le plumage est gris-brun sans contraste particulier. Une bande pectorale bien délimitée permet de l'identifier. Le bécasseau sanderling est nettement gris clair :  le bec est assez épais et court par rapport à celui de bécasseau variable. C'est le jouet mécanique qui, en groupe,  fuit les vagues sur les plages. Autre limicole présent, le grand gravelot est reconnu par son côté ramassé et trapu, par son bec court et  son collier noir qui fait le tour de la poitrine. hivernant il niche un peu en Normandie sur les côtes est et ouest du Cotentin. Les deux autres gravelots, le gravelot à collier interrompu et le petit gravelot arrivent au printemps même si quelques individus de "collier interrompu" peuvent être observés en hiver.

Bécasseau sanderling
Deux autres espèces de limicole sont présentes : le pluvier argenté et le chevalier culblanc. Le pluvier argenté est plutôt rond et de tonalité grise. Le bec est assez court et épais. C'est un hivernant bien présent sur le littoral et dans les havres notamment. Le chevalier culblanc est un chevalier typique, assez longues pattes et long bec. Celui-ci est souvent visible en  migration au bord des eaux douces sur les rives vaseuses (étangs, lacs). Il est reconnaissable en vol à son croupion blanc et les barres terminales sombres sur la queue. C'est un hivernant pur. Curieusement pour un limicole, il niche dans des arbres dans un ancien nid de grive.

Nous pouvons aussi observer quelques tadornes de Belon, gros canard contrasté familier des côtes basses, des estuaires et des baies. Il se reproduit sur les côtes normandes et quelquefois à l'intérieur des terres près de bassins de décantation.

Une autre espèce d'anatidé est observée. C'est la bernache cravant à ventre sombre que l'on voit au loin en vol rasant au-dessus de la rivière. Hivernante bien connue du littoral, cette espèce est originaire du nord de l'Europe. La bernache se nourrit principalement de l'herbe qui pousse sur les herbus, la pulcinelle.

Un petit groupe de tournepierre à collier passe au ras de la vasière au loin. 

En nous retournant vers l'intérieur, nous apercevons une grive musicienne et quelques pigeons ramiers et une ou deux corneilles noires. Une buse variable est vue brièvement : c'est le rapace le plus courant en Normandie avec le faucon crécerelle.

Nous entendons les sifflements du canard siffleur. Difficile de savoir d'où provient ce cri.

Pluvier argenté
Tournant notre regard vers la vasière, nous découvrons d'autres espèces. L'huîtrier-pie se nourrit en nombre sur l'estran, long bec rouge orangé et pattes rouges et corps noir et blanc, il est facile à identifier. Il se reproduit sur une partie du littoral normand, notamment sur les îles Chausey. Il niche par endroit sur les hauts de plage du Cotentin et du Calvados.

Notre petit groupe revient vers le point de départ, non sans avoir observé quelques passereaux qui viennent se nourrir sur la laisse de mer, rougegorge, tarier pâtre, pouillot véloce, bergeronnette grise, pipit farlouse et linotte mélodieuse (1 groupe de 5).

Il commence à pleuvoir. Nous avons tout juste le temps d'établir la liste des espèces observées. 31 espèces ont été observées, représentant un cocktail classique d'oiseaux des havres et des baies.

Liste des espèces : accenteur mouchet, bécasseau variable, bécasseau sanderling, bergeronnette grise, bernache cravant à ventre sombre, buse variable, canard siffleur, chevalier culblanc, choucas des tours, corneille noire, courlis cendré, étourneau sansonnet, goéland argenté, goéland cendré, goéland marin, grand cormoran,  grive musicienne, huîtrier-pie, linotte mélodieuse, merle noir,  moineau domestique, mouette rieuse, pigeon ramier, pipit farlouse, pluvier argenté, pouillot véloce,  tadorne de Belon, tarier pâtre, tournepierre à collier, troglodyte mignon, vanneau huppé.

Toutes les photos sauf celle du groupe ont été empruntées avec son accord à Pascal Bernardin un de nos collègues adhérent et photographe. Merci à lui.

Mammifères : Phoque veau-marin (5)

Prochaines animations 

Pont-Hébert/50

Mercredi 19 février 2025

Les oiseaux du chemin de halage

Rendez-vous : 9h30 parking de la rue des Juifs à Pont-Hébert

Sans réservation et gratuit

Contacts :  abrodin@wanadoo.fr ou ph.gachet50@gmail.com 

Montfiquet/14 Cerisy-la-Forêt

Mercredi 19 mars 2025

Premiers chants printaniers

Rendez-vous : 9h30 parking de la  maison forestière du rond-point sur la D13 à Montfiquet (prendre la direction de Cerisy au grand rond-point de l'embranchement). Le point de rendez-vous se situe à 2,7 km environ)

Sans réservation et gratuit 

Contacts :  abrodin@wanadoo.fr ou ph.gachet50@gmail.com



jeudi 12 décembre 2024

Animation du 11 décembre 2024 à Agneaux

 


9 au départ 9 à l'arrivée! Ouf!

Le temps est gris et pâlichon  ce matin. Nous partons de la mairie et du parc de la Pallière, site encore bien boisé. 


Les corvidés comme le choucas des tours et la corneille noire bougent déjà beaucoup : un petit groupe de choucas est perché, à proximité. Les corneilles circulent provenant d'un dortoir proche : il y a toujours eu des dortoirs de corvidés dans les parties boisées de la vallée de la Vire toute proche. Une colonie de corbeau freux nichait dans les hauts arbres du parc. Ce matin, rien ne prouve qu'il y ait encore une activité de cette colonie. Une tourterelle turque est perchée sur une cheminée un peu plus à l'est dans les lotissements proches.

Nous empruntons un chemin escarpé qui descend vers la Vire. Le boisement est constitué de feuillus (chênes-platanes-frênes-hêtres) et aussi de résineux (if) et persistants (houx abondant). Le troglodyte mignon se manifeste, excité comme en période nuptiale : le merle circule dans le lierre, des roitelets huppés passent, à peine visibles. Le grimpereau des jardins chante sa petite trille courte et musicale : l'oiseau peu connu pour qui ne connaît ses cris et son chant est pourtant bien présent dans toutes les zones boisées. La sittelle torchepot est fréquente dans le secteur mais nous ne la verrons pas ce matin.

Le chemin arrive à la Vire. Sur la gauche, on entend le cri un peu écrasé de la mésange nonnette et nous la voyons explorer les branches d'un chêne. L'oiseau est forestier mais occupe encore en Normandie  un bocage très boisé et aussi les rives des cours d'eau en hiver. L'oiseau est assez rond brun très clair au-dessus et blanchâtre au-dessous. C'est sa calotte et sa petite bavette noires qui permettent de l'identifier aisément. 

Un grand cormoran est au repos. Nous en observerons deux autres, très placides et peu farouches, se séchant les plumes en ouvrant grand leurs ailes. 

La Vire est un couloir de circulation pour les oiseaux marins : mouettes rieuses et goélands argentés nous survolent.

Une grive est perchée au loin dans un arbre peuplé de gui, certainement une draine vu la taille mais la lumière laiteuse peut rendre l'identification difficile. On identifie plus facilement 4 grives mauvis en vol :  taille et comportement de  groupe aident en cela.

Sur le fleuve, plus loin, quelques canards colverts sortent du couvert de la végétation de rive réduit ces temps-ci à cause du niveau élevé de l'eau. 4 pipits farlouses sont observés en vol au-dessus des prés humides.

Pic épeiche
Nous passons sous le château d'Agneaux qui accueille une population de pigeons bisets domestiques et de choucas des tours (1 couple est présent pour l'instant). Dans les aulnes de la rive, quelques chardonnerets piochent dans les strobyles de l'aulne en compagnie d'une  mésange bleue. Un pic épeiche arrive de la rive droite et se perche assez haut pour qu'on le voit bien, noir et blanc avec une grosse tâche blanche sur l'aile. Il pousse son cri de contact "Psic" caractéristique. D'ailleurs un autre oiseau lui répond. 

La tarin des aulnes compagnon du chardonneret dans les aulnes se fait entendre mais pas moyen de le voir. Le pouillot véloce se fait entendre avec son sifflement doux. Et aussi le pic vert.

Nous revenons sur nos pas et l'une d'entre nous a tout juste le temps d'observer un martin-pêcheur qui

Grand cormoran

a vite disparu dans les branchages de la rive. L'accenteur mouchet pousse quelques notes : le chant est toujours le même assez mélodieux mais sans variation.

Nous empruntons le sentier qui remonte vers le château. Il n'y a guère que les pigeons qui s'agitent dans le secteur. Plus loin sur les pelouses sportives une grosse vingtaine de mouettes s'affairent à la recherche de quelques invertébrés et un petit groupe de mésanges à longue queue explorent les arbres de l'ancienne allée cavalière.

Un petit groupe de verdiers d'Europe se perchent dans arbres d'ornement ; ils sont reconnaissables à leur bande alaire vert-jaune et à leur gros bec conique. 

Nous revenons vers notre point de départ en traversant des zones bâties Peu d'oiseaux à part une tourterelle turque et quelques étourneaux sansonnets.

A l'arrivée, nous faisons une petite pause pour explorer la cime des hauts arbres qui entourent la mairie. Bien nous en prend car nous repérons 2 grosbecs casse-noyaux. L'oiseau est assez rare pour être signalé : oiseau costaud avec une grosse tête et un bec solide, une queue courte, des ailes noir et blanc. Un peu plus tard; 8 autres oiseaux rejoignent les 2 premiers. Belle obs comme on dit dans le jargon ornitho!

La sortie s'achève sur cette belle observation. 34 espèces ont été observées. On notera l'absence de rapaces de la liste, de quelques espèces forestières comme la sittelle et d'espèces liées à la rivière comme la bergeronnette des ruisseaux.

Liste des espèces : accenteur mouchet, canard colvert, chardonneret élégant,  choucas des tours, corbeau freux, corneille noire, étourneau sansonnet, geai des chênes, grimpereau des jardins, gallinule poule d'eau, goéland argenté, grand cormoran, grive draine, grive mauvis, grosbec casse-noyaux, martin-pêcheur d'Europe, mésange à longue queue, mésange bleue, mésange charbonnière, mésange nonnette, moineau domestique, mouette rieuse, pigeon biset domestique, pigeon ramier, pic épeiche, pic vert, pinson des arbres, pipit farlouse, pouillot véloce, roitelet huppé, rougegorge familier, tarin des aulnes, troglodyte mignon, verdier d'Europe

 Crédits photos : Patrick Potevin et Philippe Gachet

Prochaine sortie : Mercredi 22 janvier 2025

Les oiseaux hivernants de la baie des Veys

Rendez-vous pour covoiturage à 8h30 sur le parking de la place du Neufbourg 50000 Saint-Lô

Rendez-vous sur place : 8h30 parking de la navigation 14 Geffosse-Fontenay 

Contacts : abrodin@hotmail.fr ph.gachet50@gmail.com


vendredi 15 novembre 2024

Animation du 13 novembre 2024 à Saint-Lô



Le parc urbain du Bois-Jugan à Saint-Lô  a été créé dans les années 1980-1990 autour d'une ferme qui avait cessé toute activité agricole. Un musée, un practice de golf, un grand espace de déambulation et  des espaces pour les enfants avaient été créés à cette période. Des restes du bocage ancien avaient été maintenus, c'était la moindre des choses pour un musée dénommé "Musée du bocage normand"  :  ainsi, ,verger, mare,  ferme, chemins creux et une prairie côtoient   de larges pelouses, des petites zones humides, (bassin de filtrage et de recueil des eux pluviales), des espaces de jeux etc. Le paysage est donc varié  : par endroits assez ouvert et plutôt fermé à d'autres endroits, mais présentant de nombreux micro-milieux attractifs pour les oiseaux. A noter toutefois que le réseau de haie sur talus qui avait été gardé a beaucoup souffert depuis, à cause d'un entretien peu conforme.

Nous sommes 17 ce matin, la météo est calme et ensoleillée. Les couleurs d'automne sont flamboyantes.

Les premiers oiseaux observés sont les pigeons ramiers : nous en verrons un certain nombre se nourrissant au sol, de glands probablement. Le rougegorge familier se fait entendre timidement  dans la haie qui borde le chemin vers l'ancienne ferme. Le pic de migration de cette espèce est passé donc elle est moins présente : seuls les hivernants sont présents. La mésange bleue se nourrit dans une aubépine.

De la cour de la ferme-musée, nous observons quelques moineaux domestiques perchés sur la cheminée : il y a une petite colonie permanente qui établit ses nids dans les cavités du mur de la maison d'habitation ou dans les buissons touffus à l'arrière qui servent aussi de dortoirs la nuit ou de reposoirs en journée. Quelques pigeons domestiques tiennent compagnie aux moineaux : ils ont longtemps profité des greniers du musée pour nicher mais les entrées ont été bouchées si bien que la colonie a beaucoup diminué.


Sur la mare, circule discrètement une poule d'eau peu inquiète des grosses oies de basse-cour installées ici. 

Nous sortons de la cour et longeons le practice de golf. Merle noir et grive musicienne se nourrissent sur les pelouses, pas trop loin cependant des haies bocagères qui leur permettent de trouver un abri rapide en cas de danger. Quelques pies arpentent les pelouses à la recherche de quelque nourriture à grapiller : il y a un dortoir à proximité, ce qui explique leur nombre. Un grive draine passe en volant et un pic vert vient savamment se percher sur un arbre mort, la pelouse est son domaine pour trouver sa nourriture principale, les fourmis.

Un geai des chênes traîne dans le secteur, chêne oblige. Un peu plus bas, nous restons quelques minutes à observer les mouvements d'oiseaux autour du bassin de recueil des eaux pluviales qui est bien colonisé par les phragmites. Pratique pour que les poules d'eau qui s'y abritent mais aussi pour les pouillots véloces, les mésanges bleues, le rougegorge et le merle qui s'y nourrissent.

Des bergeronnettes grises ou de Yarrell s'activent sur un green du parcours de golf. L'herbe rase permet la chasse aux petits insectes ou oeufs ou larves dont se nourrit cette bergeronnette aux tons de dominants de gris, de blanc et de noir. Chez la Yarrell, les parties sombres sont plus accentuées.

Nous remontons vers l'aire de jeux en passant par un ancien chemin creux. Des accenteurs mouchets circulent dans les haies des jardins d'agrément proches. Quelques pinsons des arbres picorent dans les feuilles tombées. Un pic épeiche se laisse voir rapidement.


Nous accédons au secteur du Poirier du Haut qui est en fait le reliquat d'un parc boisé du début du 20ème  siècle avec de grands et de vieux arbres : des ifs, des érables, des chataîgniers, des chênes, des vieux houx. C'est là qu'on observe longuement une ronde de mésanges à longue queue, de mésanges bleue et charbonnière  et de roitelets huppés. Pas de sittelle en vue mais un écureuil!

Nous amorçons le retour vers notre point de départ en nous arrêtant devant un petit bassin de filtrage des eaux de la piscine proche. C'est souvent un point d'observation d'oiseaux très divers que nous ne verrons pas aujourd'hui mais les verdiers d'Europe traînent autour du bassin pour se nourrir au sol , des grives et des étourneaux  visitent les haies voisines ( avec des viornes bien en fruits).

De ce bassin part un fossé assez profond où quelques moutons paissent, l'herbe y est rase. Idéal pour les quelques pipits farlouses qui peuvent explorer à la recherche de nourriture. La clôture installée pour parquer les moutons leur sert de perchoir en cas de danger. L'oiseau est banal, plutôt brun avec des parties rayées sur le devant. C'est un migrateur hivernant sur ce secteur!

Dernière observation avant de partir, un faucon pèlerin qui vient de l'ouest.

Nous avons observé  31 espèces d'oiseaux  dont 2 laridés en vol, goéland argenté et goéland brun.

Merci à toutes et tous pour votre présence fidèle et votre curiosité.

Le grosbec   a été ôté de la liste  car l'effet de contre-jour a trompé et grossi de façon importante un verdier.

Photos : pic vert, poule d'eau et groupe montant (PGa)-Groupe observant (JMJ)- Pigeon ramier, pie bavarde et tilleul chandelle (PPo)

JMJ : Jean-Marc Jansen - PGa : Philippe Gachet   -PPo : Patrick Poitevin

Liste des espèces : accenteur mouchet, bergeronnette de Yarrell, chardonneret élégant, choucas des tours, corneille noire, étourneau sansonnet, faucon pèlerin, geai des chênes, goéland argenté, goéland brun, grive draine, grive mauvis, grive musicienne, merle noir, mésange à longue queue, mésange bleue, mésange charbonnière, moineau domestique, pic épeiche, pic vert, pie bavarde, pigeon biset domestique, pigeon ramier, pinson des arbres, pipit farlouse, poule d'eau, pouillot véloce, roitelet huppé, rougegorge familier, troglodyte mignon, verdier d'Europe


Corneilles au guet dans un pin (PGa)

Prochaine animation

Mercredi 11 décembre 2024

AGNEAUX/50

Rendez-vous : 9h30 devant la mairie d'Agneaux, impasse de La Palière 50180 Agneaux

Contact : abrodin@wanadoo.fr

jeudi 17 octobre 2024

Animation du 16 octobre 2024 à Saint-Pierre-de-Sémilly/50



 

Grande aigrette

Nous avions fixé ce premier rendez-vous aux étangs de Saint-Pierre pour deux raisons ; la première, parce que la dernière animation prévue sur ce site avait été annulée et la seconde, très sentimentale est que nous aimons bien ce site discret bien, à l'abri des regards.

Nous sommes plus d'une quinzaine au départ (16) sous un ciel nuageux, qui s'éclaircira rapidement et le temps deviendra très doux. Le vent n'est pas sensible.

Les premiers oiseaux observés sont les choucas des tours, qui sont assez bruyants ce matin : une belle colonie niche  sur le château ou dans les cheminées du village. Chaque jour, le couple de choucas revient sur sa cheminée. Autrement, il se retrouve en bandes plus ou moins importantes pour aller glaner sa nourriture aux alentours ou rejoindre son dortoir.

Nous observons rapidement moineau domestique et étourneau sansonnet. Nous observons de loin vers les étangs les grands cormorans et de la grande aigrette que nous reverrons plus tard.

Le groupe prend le chemin qui descend vers le premier étang le plus à l'ouest . On remarque déjà les belles couleurs automnales qui enveloppent les deux plans d'eau. Un troglodyte mignon s'égosille. Nous nous arrêtons plusieurs minutes pour observer les oiseaux d'eau : héron cendré et grande aigrette perchées sur des branches tombées, quelques poules d'eau dont 1 au plumage brun gris d'un juvénile, deux foulques macroules, reconnaissables à leur bec et caroncule blancs. Les foulques macroules se reproduisent sur les deux étangs : il y a, bon an, mal an, 2 couples.  Les canards colverts présents sont souvent des oiseaux issus de captivité redevenus sauvages : il peut y avoir jusque 80 canards en hiver.

Dernière espèce bien observée : l'aigrette garzette au repos dans les arbres de la rive. Il peut y avoir le soir un dortoir de quelques individus. Il y a 30 ans, il eût été impossible d'avoir un tel tableau, garzette et grande aigrette étaient à peine arrivées en Normandie. Le niveau des étangs étant bas, les aigrettes peuvent pêcher en bordure. Un autre espace dégagé nous permet d'observer, en plus des oiseaux d'eau déjà notés , la bergeronnette des ruisseaux qui, comme à son habitude, circule sur des bois tombés et captent des petites proies ici et là. Elle aime les petits radeaux de végétation qui s'accumulent sur l'eau. Comme toutes les bergeronnettes, elle a une queue longue, qui lui confère un vol très balancé. C'est une espèce liée à l'eau comme son nom l'indique et particulièrement aux constructions comme les ponts, les barrages, les moulins, etc.

Le geai craille au loin. Nous passons sur l'autre étang où nous rencontrons mésange bleue, mésange charbonnière et grimpereau des jardins. Un cri insistant et répété se fait entendre, c'est le pic épeichette, petit pic discret aussi gros qu'un moineau, calotte rouge, dos rayé de noir et de blanc. Il lui faut un bois pourri pour creuser sa cavité. Il a plutôt une prédilection pour les chênaies.

 

Chevalier culblanc
Un oiseau au croupion blanc va se poser sur une branche qui émerge. Son long bec et ses longues pattes permettent d'identifier un petit échassier ou limicole. Le croupion blanc, les pattes verdâtres le dessus assez foncé permettent de préciser en chevalier culblanc. Il existe un autre chevalier ressemblant, c'est le  chevalier sylvain qui a un long sourcil qui se prolonge derrière l'œil. Le "culblanc" est familier au passage migratoire mais aussi en hiver, des zones vaseuses en rive des rivières ou des plans d'eau.

Nous revenons sur nos pas. La sittelle torchepot se fait entendre mais par toutes et tous : les feuillages empêchent de la voir  circuler sur les branches des hêtres sur l'autre rive.

Le pic épeiche pousse son "psic" habituel du haut d'un platane et d'un chêne. On ne le verra que brièvement en vol au-dessus de l'étang. Un bouvreuil pivoine est entendu, c'est un cri doux et faible. Des buses au loin sont houspillées par des corvidés : l'une d'elles est très claire. Normal pour les buses variables qu'elles ne soient pas toutes identiques.

Le martin-pêcheur est bien caché
 
Le soleil est plus chaud. La fameuse flèche bleue part au-dessus de l'eau et se cache dans les feuilles : c'est le martin-pêcheur d'Europe. Il part et traverse l'étang sous nos yeux. Ses couleurs paraissent un peu ternes de loin, peut-être un jeune oiseau. A signaler que si les jeunes restent un certain temps avec les adultes, au bout d'un certain temps, ces derniers leur font comprendre qu'il faut partir visiter le monde. Gare à celui qui traîne dans les parages des adultes, ensuite. 

Notre sortie s'achève sous une belle douceur presque chaude. 32 espèces ont été observées, c'est un cocktail d'espèces forestières comme les pics, la sittelle et le grimpereau et d'oiseaux d'eau, hérons, grand cormoran, poules d'eau et de foulques. Quelques espèces étaient absentes donc il il faudra revenir!

Liste des espèces : accenteur mouchet, aigrette garzette, bergeronnette des ruisseaux, bouvreuil pivoine, buse variable, canard colvert, chevalier culblanc,  choucas des tours, corbeau freux, corneille noire, étourneau sansonnet, foulque macroule, gallinule poule d'eau, geai des chênes, grand cormoran, grande aigrette, grimpereau des jardins, héron cendré, martin-pêcheur d'Europe,  merle noir, mésange bleue, mésange charbonnière, moineau domestique, pic épeiche, pic épeichette, pic mar, pigeon ramier, pigeon biset domestique, pinson des arbres, rougegorge familier, sittelle torchepot, troglodyte mignon.


De belles lumières déjà!








 

Merci à tous les participants et participantes pour leur écoute et leur curiosité.

Photos : Patrick Potevin et Philippe Gachet

Prochain rendez-vous en novembre 2024 :

 Mercredi 13 novembre 2024  

Saint-Lô "Oiseaux du parc du Bois Jugan" 

Rendez-vous à 9h30 sur le parking du centre aquatique de Saint-Lô, à l'entré du parc donc à l'extrémité du parking.

Contact : abrodin@wanadoo.fr 

 

Aigrettes garzettes au repos (fromage blanc)

 

vendredi 20 septembre 2024

Programme 2024-2025 des animations dans le Saint-Lois

 La première animation de l'année 2024-2025 aura lieu, à 9h30, le mercredi 16 octobre 2024 à Saint-Pierre-de-Sémilly/50. Au menu, les oiseaux des étangs de Saint-Pierre, oiseaux d'eau, poule d'eau, grand cormoran, aigrettes, hérons etc mais aussi oiseaux forestiers, pics, grimpereaux, mésanges et sittelle, notamment.

Rendez-vous sur le parking central du bourg de Saint-Pierre-de-Sémilly/50. Bottes conseillées.

Les animations mensuelles se dérouleront toutes un mercredi, à 9h30 (sauf celles qui nécessitent un co-voiturage). Des covoiturages pourront être mis en place à destination de Geffosses-Fontenay, Saint-Fromond et Cerisy-la-Forêt.

Le contact sera toujours abrodin@orange.fr.

Programme annuel

Programme GONm Saint-Lô 2024-2025
Jour de la semaine Date Commune Intitulé Lieu de Rendez-vous Horaire courriel Remarques
Mercredi 16/10/24 Saint-Pierre-de-Sémilly Oiseaux des étangs de Saint-Pierre Parking au centre du bourg de Saint-Pierre-de-Sémilly 9h30 abrodin@wanadoo.fr Bottes conseillées. Voir en fonction de la météo.
Mercredi 13/11/24 Saint Lô Les oiseaux du Bois Jugan en automne Parking de la piscine (au bout du parking à l'entrée du parc) à Saint-Lô 9h30 abrodin@wanadoo.fr Bonnes chaussures conseillées
Mercredi 11/12/24 Agneaux Oiseaux hivernants des chemins du bocage et du halage Parking devant la mairie d'Agneaux, impasse de la Palière à Agneaux  9h30 abrodin@wanadoo.fr Bottes conseillées. Report éventuel si chemin de halage  inondé.
Mercredi 1  22/01/25 Geffosses-Fontenay Oiseaux hivernants de la baie des Veys Rendz-vous à 8h30 sur le parking de la place du Neufbourg à Saint-Lô 8h30 abrodin@wanadoo.fr Bottes fortement conseillées. Vêtements chauds.
Mercredi  19/02/25 Pont-Hébert Oiseaux hivernants entre Pont-Hébert et la Meauffe Parking rue des juifs Pont-Hébert 9h30 abrodin@wanadoo.fr Bottes obligatoires. Passage de zones humides.
Mercredi 19/03/25 Cerisy-la-Forêt Premiers chants printaniers Parking maison forestière du rond-point sur D13 à Montfiquet 9h30 abrodin@wanadoo.fr  
Mercredi avril Saint-Fromond Cigognes et oiseaux des marais Rendez-vous à 9h30 au château de la Rivière ou 8h45 parking de Leclerc à Agneaux? 9h30 abrodin@wanadoo.fr Bottes  conseillées.
Mercredi mai Troisgots Faucon pèlerin et autres oiseaux des carrières Parking en face de l'ancienne auberge, sur la D159, juste avant le pont, à La Chapelle-sur-Vire 9h30 abrodin@wanadoo.fr